Le chiffre de la semaine

Jacaranda

50 000. C’est le nombre de femmes porteuses de fistule obstétricale à Madagascar. Un chiffre qui démontre l’ampleur de cette maladie dans le pays. La fistule obstétricale est une brèche entre le vagin et la vessie ou le rectum, causant une fuite urinaire et/ou de matières fécales par le vagin. Cette maladie résulte d’un travail difficile et prolongé lors de l’accouchement. Elle est principalement liée à la grossesse précoce. Les victimes de cette maladie sont, dans la majorité des cas, mises à l’écart par la communauté, abandonnées par leur mari et leur famille. Complètement isolées et vivant dans la pauvreté, ces femmes développent bien souvent une dépression. La fistule cause ainsi honte et souffrances chez ces femmes qui en sont victimes. La fistule obstétricale, déjà disparue dans les pays développés, est évitable en mettant les soins maternels et obstétricaux accessibles à toutes les mères enceintes. De plus, en cas de complications liées à l’accouchement, la fistule est réparable par la chirurgie.

Une campagne de réparation de la fistule obstétricale est actuellement en cours, à Madagascar. Pour la région Analamanga, en particulier, des équipes médicales de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona et du Pavillon Sainte Fleur, à Anosy, ainsi qu’à l’hôpital de Mahitsy, prennent en charge les femmes porteuses de fistule obstétricale pour qu’elles puissent bénéficier d’une chirurgie réparatrice. Rappelons que plus de 4 000 femmes sont atteintes de fistule obstétricale chaque année à Madagascar. Plus de 2 500 ont déjà pu être opérées à ce jour dans le cadre des campagnes de formation et de réparation de la fistule qui bénéficient de l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) qui soutient le ministère de la Santé publique.  

Hanitra R.

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