Education inclusive : 113 enfants avec déficience mentale scolarisés

Jacaranda
Les enfants handicapés devraient jouir du même droit fondamental à l’éducation que leurs semblables.

A Madagascar, la promotion de la santé mentale et de l’éducation inclusive reste encore un combat de longue haleine. La difficulté majeure réside dans la transversalité du problème couplée avec l’implication, parfois insuffisante, des acteurs concernés.
Depuis mars 2014, l’ONG italienne RTM (Reggio Terzo Mondo) essaie de promouvoir l’éducation inclusive des enfants en situation d’handicaps psychomoteurs dans les régions Amoron’i Mania et Vatovavy Fitovinany. Cette contribution a pris la forme d’un projet intitulé « Réseaux communautaires pour la santé mentale, la prévention et la réhabilitation neuropsychiatrique ». Le projet s’est étalé sur 3 ans, de mars 2014 à février 2017. L’atelier final de clôture s’est déroulé mercredi dernier au Motel d’Anosy. Financé par le ministère des Affaires Etrangères italien et de la Coopération Internationale, le projet a été réalisé en collaboration avec diverses parties prenantes, provenant tant du secteur privé que du public, dont le ministère de la Santé publique et le ministère de l’Education Nationale.
Santé. La mise en œuvre du projet a permis le renforcement de compétences de 253 chefs de CSB (Centre de Santé de Base) et le renforcement de capacité de 2025 agents communautaires concernant les troubles mentaux. 6 000 handicapés mentaux, répartis entre 25 communes de l’Amoron’i Mania et 45 communes du Vatovavy Fitovinany ont ainsi pu être pris en charge. Par ailleurs, un second Centre de Prévention et de Diagnostic en Santé Mentale (CPDSM) a été mis en place à Manakara (Vatovavy Fitovinany), pour compléter celui d’Ambositra (Amoron’i Mania). En effet, la prévention et un diagnostic plus poussé, permettent d’élaborer des stratégies de réinsertion sociale et d’éducation inclusive mieux ciblées, donc plus opérationnelles sur le terrain.
Education.13 EPP (Ecoles primaires publiques) inclusives ont ainsi été mises en place dans l’Amoron’i Mania et le Vatovavy Fitovinany, grâce à la formation de 158 de leurs enseignants en pédagogie inclusive et la dotation en matériels didactiques appropriés. Ce qui a permis l’intégration dans des classes « ordinaires » de 113 enfants présentant des déficiences mentales. En outre, des travaux de recensement ont permis de répertorier près de 350 adolescents et jeunes adultes intégrés au sein d’un programme de réinsertion sociale ou post-scolaire. Il s’agit à l’échelle régionale, d’une initiative louable… Mais des résultats conséquents à l’échelle nationale nécessitent encore une forte mobilisation de tous les acteurs : des décideurs politiques, des ministères concernés et avant tout, des familles des concernés eux-même. La famille étant le premier cercle social, garant d’une socialisation effective.
Luz R.R

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