Nutrition et santé maternelle : Sept millions de dollars à mobiliser pour le projet MIARO

Les enfants en bas âges dont les plus vulnérables face à l’insécurité alimentaire.

50 000 femmes enceintes et allaitantes malnutries et enfants de 6 à 24 mois dans les régions du sud de Madagascar bénéficient à partir de cette année, du projet de nutrition et santé maternelle MIARO qui entre, en 2017, dans sa seconde phase.

 Le projet MIARO, mis en place par l’Office national de Nutrition (ONN) et plusieurs organismes onusiens, à savoir la FAO (organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), l’UNFPA (fonds des Nations Unies pour la Population), l’OMS ou Organisation Mondiale de la Santé et le PAM (Programme Alimentaire Mondial), entre à partir de cette année, dans sa seconde phase. Il fera bénéficier à près de 50.000 enfants et femmes enceintes et allaitantes malnutries ainsi que diverses activités relatives à la nutrition et à la santé maternelle. Pour la mise en œuvre de cette deuxième phase qui s’étendra de 2017 à 2019, les besoins financiers estimés à 7 millions de dollars doivent encore être mobilisés.

Approche multisectorielle. « Ce projet vise à prévenir et à détecter à temps le retard de croissance, à réduire la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des femmes en âge de procréer, tout en encourageant les femmes à utiliser les services de santé de la reproduction telles les consultations prénatales et les accouchements dans les centres de santé », expliquent dans un communiqué conjoint les organismes acteurs dans ce programme. Et d’ajouter que la spécificité du projet MIARO réside dans son approche multisectorielle de prévention du retard de croissance en contexte de forte insécurité alimentaire. C’est dans ce cadre qu’un paquet d’activités sera délivré par les différents acteurs. Les agents communautaires assurent le suivi et la promotion de la croissance, les sensibilisations en nutrition et santé et la distribution de compléments alimentaires. D’autres activités seront, par ailleurs, menées, et porteront sur la promotion de la diversification alimentaire, la promotion de l’utilisation des services de santé reproductive et de santé de l’enfant.

La moitié ! Mis en œuvre dans le district d’Ampanihy lors de sa première phase de 2014 à 2016, le projet MIARO a alors atteint 34.000 enfants et femmes enceintes ou allaitantes. « Cette phase pilote a démontré de bons résultats en matière d’amélioration de la nutrition des groupes-cible, des pratiques nutritionnelles et de l’utilisation des centres de santé de base pour l’accouchement », a-t-il été précisé.

Ce projet fait partie des actions visant à contribuer à l’atteinte des objectifs de lutte contre la malnutrition à Madagascar. Faut-il rappeler que la malnutrition chronique demeure un problème de santé publique majeur dans le pays, dans la mesure où presque la moitié des enfants malgaches de moins de cinq ans (47.3 %) est concernée. Une situation aggravée par l’insécurité alimentaire, le faible accès aux services de soins de santé, les pratiques nutritionnelles inappropriées et les comportements inadaptés en matière d’alimentation du jeune enfant.

Hanitra R.

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