Cancers gynécologiques : Lancement de la première consultation nationale hier

Une remise de certificats lors du lancement de la consultation nationale d’hier.

La consultation nationale pour les cancers gynécologiques-qui constituent plus de la moitié des cancers diagnostiqués à Madagascar- a été lancée hier au Carlton Anosy. Organisée avec le concours de l’Organisation Mondiale de la Santé, cette consultation fera intervenir une centaine d’experts en cancers gynécologiques.

« Ensemble faisons face aux cancers gynécologiques », tel est le thème de cette première consultation nationale sur les cancers gynécologiques. Ces pathologies sont devenues un véritable problème de Santé publique à Madagascar, d’autant plus qu’elles concernent des femmes de plus en plus jeunes, donc économiquement actives. S’imposent alors l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies plus poussées de prévention et de traitement. D’où cette première consultation nationale sur les cancers gynécologiques qui constitue également une première pour l’Oncologie à Madagascar initiée par l’OMS et toutes les parties prenantes- issues du secteur privé comme public- pour mieux coordonner les actions au niveau national. En parallèle, un plaidoyer pour « une mobilisation effective des ressources »- telle que le stipule le communiqué de l’OMS- se tiendra, ainsi qu’un « dîner-débat » qui s’est tenu hier soir.

Dépistage et prévention. Première cause de mortalité féminine, à l’instar du cancer du col utérin, les cancers gynécologiques peuvent pourtant être soignés si diagnostiqués à temps. Le Professeur Lalatiana Andriamanarivo, également Ministre de la Santé publique a ainsi sensibilisé la gente féminine au dépistage de ces cancers, surtout en cas de suspicion ou de symptômes. Effectivement, le dépistage du cancer des seins débute par une auto-palpation des seins, donc à la portée de toutes. Toutefois, le dépistage du cancer utérin nécessite une intervention médicale : le frottis permettant l’inspection visuelle des lésions pré-cancéreuses. Le traitement de ces lésions précancéreuses, la cryothérapie, est également assez coûteux, mais des Centres de Santé de Base commencent peu à peu à être équipés des matériels adéquats. Malgré l’existence d’initiatives privées comme publiques permettant aux femmes de se faire dépister, les résultats « satisfaisants » tardent. Par ailleurs, le vaccin constitue une prévention efficace, mais le coût n’en est pas évident : « Deux régions pilotes ont été ainsi choisies par l’Etat pour ce vaccin contre le Papillomavirus humain » selon Dr Tovo, expert en Gynécologie-obstétrique.

Luz R.R

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