Renforcement du système de santé publique : Lancement de la mission d’évaluation externe conjointe

« Photo de famille » des officiels et des experts internationaux hier à Ibis Ankorondrano.

Le « Règlement Sanitaire International » -que Madagascar a ratifié- est entré en vigueur en 2007 pour devenir un instrument juridique de portée internationale, dans le but de renforcer la sécurité sanitaire mondiale. L’évaluation externe de cette application du RSI au pays a débuté hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano et durera 5 jours.

Peste, polyomélite, etc. autant d’épidémies qui ont ébranlé ces derniers temps la santé publique à Madagascar. Il s’agit de l’une des raisons principales d’adhésion du pays au RSI, étant donné que la santé publique représente un enjeu majeur et à impact multisectoriel, pour ne parler que du tourisme, une activité économique incontournable pour Madagascar. En outre, la pertinence de ce RSI réside également dans le fait que ce cadre juridique mette à l’honneur l’approche multi-sectorielle et collaborative. Cette approche est essentielle dans le renforcement du système de santé à Madagascar, qu’une majeure partie de la population malgache considère encore comme « bancal », ou du moins peu satisfaisant. En effet, l’une des présentations durant l’atelier a permis de savoir que les ménages contribuaient à hauteur de « 40% » dans le traitement des pathologies. La « santé pour tous » figure pourtant comme point focal dans le Plan National de Développement (axe 4) et la Politique générale de l’Etat (axe 21).

RSI. La cérémonie de lancement a été honorée par tout un éventail de personnalités officielles et d’experts internationaux. La représentante résidente des Nations Unies, la représentante de l’Organisation  Mondiale de la Santé, le Ministre de la Santé Publique et le Chef du gouvernement étaient ainsi de la partie. Dans leurs discours respectifs, ils ont unanimement souligné l’importance du RSI et ses impacts bénéfiques pour la santé publique et le bien-être de la population, sans parler des retombées économiques générées par une population plus active et un tourisme mieux portant. Pour entreprendre dans le concret, 750 tablettes Samsung interconnectées,  124 motocycles et 4 palettes de 20 cartons de kits d’aide urgence ont fait l’objet de don, toujours dans le but de renforcer le système de santé publique à Madagascar, notamment dans les zones enclavées. Et « last but not least », comme l’a dit avec humour, la représentante de l’OMS, 23 appareils de cryothérapie seront également distribués à travers toute l’île pour faciliter le diagnostic et le traitement précoce du cancer du col utérin, deuxième cause de mortalité féminine à Madagascar.

Luz R.R

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