Relèvement précoce : La méthodologie et les normes à harmoniser dans les transferts monétaires

La sécheresse est toujours d’actualité dans le Grand Sud.

La sécheresse dans le Grand Sud, le cyclone Enawo, autant de catastrophes naturelles desquelles la population malgache a du mal à se relever. Parmi les méthodologies de relèvement précoce les plus répandues à Madagascar figurent les transferts monétaires.

Ces réponses d’urgence, plus ou moins appréciées des populations locales, peuvent toutefois être améliorées pour avoir encore plus d’impact positif. C’est dans l’optique d’apporter les améliorations nécessaires que s’est tenu (les 28 et 29 août) un atelier au « Development Learning Center » (DLC) réunissant toutes les parties prenantes des transferts monétaires pour le relèvement précoce. En amont de l’adoption des résolutions a eu lieu le dressage du bilan des expériences et des « leçons » qui ont pu en être tirées. Mené par le ministère de la Population de la Protection Sociale et de la Protection de la Femme (MPPSPF), l’atelier- comme tous les « cash transfer » relatifs au relèvement précoce fut réalisé avec le soutien technique du Bureau national de Gestion des Risques et Catastrophes et du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF). Pas moins de 100 participants ont donné vie à l’atelier : institutionnels comme hommes de terrain, régionaux, nationaux et internationaux.

Bilan et perspectives. D’un point de vue opérationnel, des lacunes ont été constatées au niveau de l’analyse et de coordination, des travaux de fond vont donc être effectués dans ce sens. Une meilleure coordination qui passerait notamment par une harmonisation plus conséquente des procédures et des méthodologies avec l’optique de développement à long terme, car l’efficacité des « cash transfer » fait encore débat en terme de croissance socio-économique à long terme. Parmi les propositions pertinentes en vue de cela, nous retiendrons la mise en œuvre d’une stratégie de communication dont l’harmonie serait transversale et un plaidoyer commun en vue de diminuer le coût opérationnel des « cash transfer », parfois exorbitant, alors que cet excédent devrait être réinjecté en faveur des populations locales les plus touchées.

Luz R.R

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