Peste : 33 nouveaux cas à Tanà du 9 au 10 octobre

Jacaranda
La seule bonne nouvelle attendue est la stabilisation de la situation.

Les dernières données fournies par le ministère de la Santé publique sur l’évolution de la peste dans le Grand Tanà, du 9 au 10 octobre, font état d’une trentaine de nouveaux cas.

 Trente-trois nouveaux cas d’avant-hier à hier, soit, en un jour. La situation épidémiologique de la peste, suivie de très près par l’ensemble de l’opinion publique, ne tend pas encore vers une véritable stabilisation, et n’apaise pas les esprits. En effet, l’épidémie continue encore à s’étendre, notamment en zones urbaines, en l’occurrence Antananarivo, si à Toamasina, l’on n’a observé aucun décès ces deux derniers jours. A Antananarivo, plus précisément dans le Grand Tanà, la peste, toutes formes confondues, fait état de 239 cas dont 33 nouveaux cas du 9 au 10 octobre 2017, selon les dernières données chiffrées indiquées par le ministère de la Santé publique. Parmi ces 239 cas encore en cours de traitement actuellement, 197 sont des cas de peste pulmonaire et 38, de peste bubonique. Trois décès ont été enregistrés. Quant à Toamasina, la peste a affecté 197 personnes depuis le 1er août 2017, dont 147, souffrant de peste pulmonaire. Neuf personnes ont succombé à la maladie depuis début août. Aucune, ces deux derniers jours.

Délai d’attente. L’épidémie de peste continue à retenir l’attention de la population de Madagascar et au-delà des frontières. Avec l’arrivée progressive des aides aussi bien techniques que financières venant de multiples partenaires, l’opinion s’attend à une stabilisation de la situation. Nous n’en sommes pas encore là, du moins, jusqu’à hier. De plus, la situation vécue par nombre de patients se présentant dans les lieux d’accueil des malades de la peste comme les hôpitaux, centres de santé et à l’Institut d’Hygiène Sociale, à Analakely, n’encourage pas les patients à venir se faire aider dans ces lieux, pourtant indiqués comme étant les endroits où ils pourraient être pris en charge convenablement. Le délai d’attente avant d’être pris en charge est le plus mal vécu par les malades. Certains renoncent après s’être présentés à l’un de ces endroits indiqués par les autorités, faute d’être reçus après de longs moments d’attente. Avec le risque que cela comporte.

Hanitra R.

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