Riposte contre la peste : Front commun des Nations unies et de l’Etat


Bmoi

Jacaranda
Dans la lutte contre la peste, le coude-à-coude ne devrait pas se limiter à celui de l’Etat et des Nations Unies. Il devrait concerner tout le monde : populations, comme acteurs sociaux et économiques.

En appui au plan de riposte national contre la peste, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des nations unies pour l’Enfance (UNICEF), la Maison commune des Nations unies et l’Aide américaine au développement (USAID) ont fait don de médicaments et d’intrants contre la peste au gouvernement malgache.

Ces dons ont été remis hier lors d’une cérémonie qui s’est tenue au centre de stockage de DHL Ankorondrano, en présence du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et du ministre de la Santé publique, le Pr. Lalatiana Randriamanarivo et de l’Ambassadeur des Etats-Unis, Robert Yamate. Des médicaments pour 7000 malades et 30 000 contacts (environ 1,2 million de doses au total) ont été ainsi remis au gouvernement, en plus  d’équipements de protection, de matériels et produits de désinsectisation à base de fenithrion. Des matériels et produits de dératisation ont également été remis, auxquels se sont ajoutés des tablettes interconnectées pour faciliter la communication et la déclaration des cas détectés d’un centre de santé à l’autre du pays. Par ailleurs, l’USAID a offert six cliniques mobiles aux six centres hospitaliers de référence d’Antananarivo pour une prise en charge rapide des cas déclarés et une diminution notoire du risque de contamination.

Communication. L’UNICEF quant à lui, assure tous les aspects de la riposte relatifs à la communication, qui selon le chef de l’Etat, est d’une importance capitale pour « éviter la panique et rester serein dans cette guerre qu’on livre contre la peste ». Interrogé sur le fait que l’actuelle épidémie de peste représente un échec et un manque de proactivité de l’Etat, le président de la République a rétorqué en disant : «  Je ne suis pas de cet avis, car dès le début de cette épidémie, nous étions carrément sur le pied de guerre(…)Nous avons gagné les précédentes guerres lors des épisodes pesteuses antérieures, ce qui signifie que nous avons les moyens nécessaires pour remporter encore celle-ci, si tous les acteurs concernés collaborent dans le calme et prennent leur responsabilité. ». Charlotte Ndiaye, représentante résidente de l’OMS à Madagascar, adopte un ton et des propos plus nuancés : « Je ne dirai pas que la guerre est gagnée d’avance. En revanche, je peux affirmer que cette riposte est bien partie, car des efforts notoires de coordination et de rapidité ont été effectués, lesquels se sont matérialisés par ces dons et les 1,5 million de USD pour répondre aux besoins d’urgence. »

Combat. Actuellement, le gouvernement essaie tant bien que mal de juguler cette épidémie qui fait état de répercussions socio-économiques et politiques considérables. Hier, Hery Rajaonarimampianina s’est rendu au centre SALAMA, qui approvisionne actuellement les Centre de Santé de Base et les Hôpitaux publics en médicaments et consommables médicaux luttant contre la peste. Il s’est aussi rendu au Ministère de la Santé publique où une cellule de crise se réunit quotidiennement. Il en est ressorti qu’actuellement 449 cas de pestes sont déclarés, 187 malades traités et guéris, 217 sous traitement et 48 décès à déplorer dans la grande île. Enfin, il s’est rendu à l’Institut pasteur de Madagascar (IPM) où un Test de Diagnostic rapide (TDR) vient d’être mis au point. Garantissant un résultat dès 15 minutes, il n’est toutefois appliqué « qu’en cas de très forte suspicion ».

Luz R.R

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