Epidémie de la peste : Urgence de solidarité et de prise de responsabilités collectives


Bmoi

Face à l’ampleur actuelle de l’épidémie de la peste -jusqu’à 33 cas en un jour (du 9 au 10 octobre) uniquement pour le grand Tanà- le gouvernement et les bailleurs de fonds internationaux sont au coude-à-coude. Toutefois, cette collaboration et cette solidarité devraient également s’étendre au secteur privé et à toute la population en général, pour maîtriser rapidement la situation avant qu’elle n’empire. Autrement dit, si tout le monde prenait objectivement ses responsabilités et cessait de se renvoyer la balle, l’épidémie pourrait être contrôlée et le peuple s’en retrouverait apaisé. Exactement comme on ferait face à l’incendie d’une maison dans une cité : au lieu de perdre du temps à déterminer le coupable, il faut converger tous les efforts vers l’extinction du feu avant qu’il ne colonise toute la ville.

Opérateurs économiques. Questionné sur les impacts économiques de cette période pesteuse, un opérateur économique étranger répondant au nom de A.N exprime son avis  et sa vision : « Pour l’intérêt général et aussi pour la pérennité de nos activités, nous, les opérateurs économiques gagneront à nous donner la main et à apporter notre part de contribution à la riposte contre la peste dès maintenant pour pouvoir la maîtriser, car la saison épidémique ne prendra fin qu’en avril et la saison pluvieuse arrivera bientôt, ce qui favorisera la propagation de la maladie. En effet, il suffit qu’un seul employé d’une entreprise ou d’un ministère ait contracté la maladie, pour que tous ses collaborateurs soient tentés de déserter leur lieu de travail. Ce qui est tout à fait humain et compréhensible. Mais il va sans dire que cela paralyserait l’économie nationale. »

Risque. En effet avec la coïncidence de la période pesteuse et de la saison des pluies la situation risque réellement de s’aggraver. Et le peuple lui, en est conscient, ce qui l’expose souvent à la panique, voire la psychose. Le même opérateur de rajouter : « La peste pulmonaire présente une prévalence élevée dans les grandes agglomérations, notamment à cause des pics de pollution. Idem pour la peste bubonique qui n’est pas à négliger au vu de la reproduction massive des rats et de leurs puces particulièrement résistantes. Voir le secteur public et privé collaborer d’une manière transparente, bien coordonnée et structurée dans la lutte contre la peste, rassurera la population et l’incitera également à prendre ses responsabilités, à savoir l’amélioration de l’hygiène de vie et de la propreté. »

Luz R.R

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