Insécurité alimentaire dans le sud et le sud-est : Analyse approfondie des marchés


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara
Les denrées alimentaires manquent parfois sur les marchés. (Photo PAM)

Le sud et le sud-est de Madagascar sont deux régions à vulnérabilité socio-économique accrue et exposées aux catastrophes naturelles récurrentes.

Cinquante-six communes du sud et du sud-est de Madagascar ont fait l’objet d’une analyse approfondie des marchés. Ces communes ont été identifiées en insécurité alimentaire aigüe par le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC octobre 2017).

Cette analyse consiste à passer en revue le niveau de fonctionnalité des marchés locaux, spécifiquement la disponibilité et les prix des aliments sur les marchés locaux. Il s’agit, par ailleurs, d’analyser les points forts et les faiblesses, les occasions inexploitées, les risques.

L’analyse IPC a déjà permis de détecter la situation encore préoccupante de ces régions du sud et du sud-est, mais cette évaluation éclairera mieux sur les mesures à prendre en termes d’aide humanitaire et d’appui au relèvement.

Aide alimentaire. La collecte de données entrant dans le cadre de cette analyse a eu lieu au mois de décembre 2017, avec pour objectif à long terme, de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire des communautés les plus vulnérables dans ces régions fréquemment confrontées aux aléas climatiques. Les résultats de l’évaluation seront publiés incessamment et serviront aussi bien au gouvernement qu’aux partenaires humanitaires. Ces résultats permettront alors de prendre des décisions éclairées sur la meilleure manière de venir en aide aux populations en situation d’insécurité alimentaire dans les six mois à venir. Dans le cas où les marchés sont fonctionnels et que les denrées alimentaires y sont disponibles, les populations recevront une aide alimentaire par transferts monétaires ou coupons d’achat. Dans le cas contraire, cette aide se réalisera sous forme de distributions de vivres.

Cette étude a été réalisée à la demande du gouvernement à travers le VAC (Vulnerability Assessment Committee) représenté par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) et financée par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Hanitra R.


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