Bouffes-mobiles d’Analakely : La manifestation d’hier avortée

Les bouffes-rapides ont été expulsés d’Analakely pour un autre lieu inconnu.

La commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a décidé d’expulser les bouffes-mobiles d’Analakely. Une décision qui a failli entraîner une manifestation des responsables des bouffes-rapides.

Prise le 16 janvier dernier, la décision de la commune urbaine de déplacer les bouffes-rapides d’Analakely concerne surtout celles qui sont stationnées du côté du lycée Rabearivelo, des pavillons ou encore Soarano. Une décision d’expulsion qui veut libérer les voies publiques mais également pour donner un peu de coup de neuf au centre-ville d’Antananarivo selon les dires d’un responsable auprès du service de la communication de la CUA joint au téléphone hier. Profitant de notre appel, le responsable de noter que “ quelques bouffes-rapides longeant les rues et ruelles du centre ville ne disposent même pas de papier justifiant leur présence sur les lieux ”. Le responsable d’interpeller les personnes concernées (les responsables des bouffes-mobiles et tous les marchands abritant dans des voitures) que l’occupation d’une partie des routes et ruelles de la capitale est régie par la loi. Le droit s’acquiert par une suite de procédure commençant par une demande d’autorisation pour se terminer par le paiement de droit d’occupation à verser à la caisse de la commune, selon toujours les dires du responsable auprès de la CUA. Ce dernier de noter toutefois que des mesures seront prises à l’encontre des bouffes-mobiles qui continuent d’exércer sans autorisation émanant de la commune.

Intérêts. La manifestation prévue hier aurait dû être l’occasion pour les responsables des bouffes-mobiles de faire part de leurs frustrations, avis et points de vue. Joint au téléphone, un gérant de bouffes-mobiles qui a préféré taire son nom fait savoir que “ la décision de la commune urbaine d’Antananarivo a causé de graves conséquences au niveau des recettes “. “ C’est une persécution et nous dénonçons une telle injustice “, a-t-il déploré. Avant d’ajouter que “ la commune urbaine aurait pu procéder autrement si elle veut vraiment assainir la ville d’Antananarivo “. Les rues et ruelles d’Analakely sont actuellement débarrassées des bouffes-mobiles. Une décision qui influe également sur leurs clients qui ont pris l’habitude de bénéficier de leurs services. Par ailleurs, l’assainissement mené par la Commune Urbaine d’Antananrivo continue. Pas plus tard qu’hier, les tananariviens qui étaient à Behoririka dans la matinée ont assisté au jeu du chat et de la souris entre les marchands ambulants et les agents de la police municipale. Un fait habituel qui n’étonne personne étant donné sa récurrence. Pour la ville des milles, faire conjuguer les efforts d’assainissement menés par la commune et les intérêts des personnes qui ont investi les rues et ruelles pour y mener des activités génératrices de revenus semble être une tâche difficile pour les responsables de la commune.

José Belalahy

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