Vulnérabilité aux changements climatiques : Madagascar occupe la huitième place mondiale


Fortes précipitations d’un côté, sècheresse de l’autre et retard de la saison des pluies sont des manifestations des effets des changements climatiques à Madagascar.

1,5 million de dollars, somme ayant été octroyée  par le Fonds d’Investissement climatique pour mettre en place un plan de Résilience aux Changements climatiques à Madagascar.

Paradoxe. Madagascar figure dans le top « ten » des pays les plus vulnérables aux changements climatiques malgré le fait qu’il soit parmi les pays peu polluants. Les effets des changements climatiques font partie des réalités des Malgaches. Pas plus tard qu’il y a un mois, le pays a été traversé par le cyclone Ava qui a causé d’importantes pertes aussi bien matérielles qu’humaines. Passage précédé il y a environ une année par un autre cyclone, Enawo dont les dégâts sont évalués à environ «400 millions de dollars». Les impacts des changements climatiques ne se limitent toutefois pas aux catastrophes naturelles de type cyclone. Toutes les régions de l’île sont victimes des méfaits des effets tels que les inondations, les sécheresses ou encore les précipitations abondantes. Impacts qui altèrent considérablement (aussi bien économique que social) les quotidiens des populations. La résilience se trouve être une solution pour aider ces dernières à mieux faire face auxdits effets. Au lieu d’essayer de les maîtriser, il vaudrait mieux s’y préparer (et dans les règles de l’art). Le lancement officiel du Programme Stratégique pour la Résilience climatique arrive donc à point nommé.

Politique. Produit d’une étroite collaboration entre le BNCCC (Bureau National de la Coordination des Changements Climatiques) et la CPGU (Cellule de Prévention et Gestion des Urgences), le programme en question s’inscrit dans une optique de résilience efficace et efficiente. A cet effet, le SPCR vise particulièrement à placer les risques climatiques ainsi que la résilience au cœur même de la planification du développement du pays. Le programme entend également implémenter les risques climatiques dans les processus d’investissement public, dans l’aménagement du territoire ainsi que dans les plans de gestion des finances publiques. Ce, dans le dessein d’offrir une vision stratégique et de proposer un programme d’investissement ambitieux à long terme. Par ailleurs, la stratégie nationale se veut également être un moyen permettant de renforcer les capacités des techniciens et acteurs locaux pour une meilleure appréhension des effets des changements climatiques et par ricochet une meilleure adaptation des populations des zones concernées. Estimés à environ 100 millions de dollars par an, les dégâts causés par les changements climatiques constituent une entrave au progrès du pays. En commençant par freiner la croissance locale, fer de lance du développement tant clamer.

José Belalahy

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. IZAHO HONORE RAKOTOMANANA RIEN A FOUTRE JE VIE BIEN MOI AVEC MES MAGUOILLES QUI VA M’HERITER JUSQU’A MES ARRIERES PETITS ENFANTS

  2. Le nombre de cyckone n’augmente pas, par contre leur intensité augmente depuis les années 1990 à Madagascar. Analyser donc les données historiques.

  3. Pour ce qui concerne les cyclones, il s’agit d’une normalité depuis toujours. D’ailleurs un cyclone par an est largement sous la moyenne habituelle. Je recommande aussi la consultation du dernier rapport du GIEC (ipcc) qui est très clair sur la page 914: « Globally, there is low confidence in any long-term increases in tropical cyclone activity (Section 2.6.3) and we assess that there is low confidence in attributing global changes to any particular cause. »
    Pour info: j’ai vécu de nombreux cyclones à Morondava depuis 30 ans.

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