Explosion démographique en Afrique : Une bombe à retardement !



Jacaranda

En 2050, l’Afrique comptera plus de 840 millions de jeunes, faisant de l’Afrique le continent comptant la plus jeune population.

 

La démographie toujours aussi galopante en Afrique met le continent face à des problèmes majeurs. Pour la BAD (Banque africaine de Développement), dont les gouverneurs se sont réunis la semaine dernière à Abidjan, en Côte d’ivoire, la situation nécessite une prise de mesures urgentes pour faire face à la croissance démographique. Bien que la forte progression de la population, notamment la jeunesse africaine, représente un potentiel énorme pour le continent et un moteur de croissance, la croissance démographique est, cependant, à l’origine de quelques maux, notamment le chômage chez les jeunes.

« La bonne nouvelle est que la solution est à notre portée et nécessitera des investissements », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD qui a, notamment, échangé avec les gouverneurs sur la meilleure stratégie pour combler le déficit d’investissement dans les infrastructures en Afrique estimé à près de 170 milliards de dollars.

Pour combler le déficit d’investissement, assurer la croissance inclusive et créer des emplois pour la population du continent, la réunion a approuvé le principe d’organiser le African Investment Forum sous l’égide de la BAD et l’a décrit comme une formidable opportunité de mobiliser des investissements à fort impact.

« High 5 ». On estime que 13 % de la population mondiale vit aujourd’hui en Afrique subsaharienne. Ce chiffre devrait plus que doubler d’ici à 2050. Selon la division de la population de l’ONU, quatre milliards (36 % de la population mondiale) pourraient vivre dans la région d’ici à 2100. L’Afrique devrait avoir plus de 840 millions de jeunes d’ici 2050, le continent ayant la population la plus jeune sur Terre.

A 12 ans de l’échéance pour la réalisation des ODD (Objectifs de Développement durable), le constat est d’ores et déjà fait selon lequel le monde l’atteindra pas les ODD si l’Afrique ne les atteint pas, rappelle le président de la BAD. Dans le cadre du programme « High 5 » de la BAD, 13 millions de femmes africaines ont bénéficié de nouvelles connexions électriques et 23 millions d’améliorations agricoles. En outre, 10 millions de femmes ont pu accéder à des projets d’investissement. Les « High 5 », rappelons-le, consistent en cinq grandes priorités, à savoir : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. Ces domaines prioritaires, indispensables pour la transformation de l’existence des populations africaines, cadrent avec le programme des Nations Unies relatif aux ODD.

Progrès. Une analyse de l’impact de la Banque africaine de développement de 2010 à 2017 indique que 27 millions d’Africains ont eu accès à de nouvelles connexions électriques. 899.000 petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Plus de 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.
Grâce à une augmentation substantielle de capital, la BAD sera en mesure d’exécuter son pipeline d’opérations – 15 milliards de dollars rien que pour 2018 – y compris des projets d’infrastructure et d’intégration régionale. Les perspectives pour 2018-2020 font état de 50,3 millions de personnes qui devraient bénéficier d’un accès amélioré au transport contre 14 millions en 2017. En outre, plus de 35 millions de personnes devraient bénéficier de connexions électriques nouvelles ou améliorées, contre 4,4 millions en 2017.

Recueillis par Hanitra R.

Share This Post

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.