CSB de Nikoly : Les cas de malnutrition en baisse

Jacaranda
Le chef CSB de Nikoly, Tsida Randriatsiafara, reste confiant et attend beaucoup de l’extension du pipeline pour maintenir les acquis en matière de santé, de nutrition et d’accès à l’eau.

Depuis environ trois ans, la situation en matière de malnutrition a nettement évolué dans la commune rurale de Nikoly, dans le district de Tsihombe.

Les activités préventives, curatives et promotionnelles menées au sein du centre de santé de base de niveau 2 (CSB II) de la commune rurale de Nikoly, ces dernières années, ont permis d’améliorer la qualité des prestations de santé, notamment, les services touchant les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes nouvellement accouchées. Des consultations prénatales aux prises en charge et suivis des grossesses en passant par la vaccination, les consultations externes et les accouchements, ainsi que la réhabilitation nutritionnelle des enfants malnutris, les prestations proposées dans le CSB ont mis fin à des années de faible accès aux soins et amélioré l’état nutritionnel des enfants. « Les cas de malnutrition vus ici ont considérablement baissé ces trois dernières années grâce à la disponibilité des services, notamment la vaccination qui se fait tous les jours, et les récupérations nutritionnelles. S’y ajoutent les activités menées par les agents communautaires », explique Tsida Randriantsiafara, chef CSB de Nikoly.

L’eau est transportée en charrette sur des kilomètres.

Eau potable. Le problème d’accès à l’eau potable reste le grand problème de la commune. Les travaux de réhabilitation et d’extension des 142 km de pipeline Ampotaka-Tsihombe, lancés par le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, en collaboration avec l’UNICEF, le Japon et l’Allemagne, permettront d’améliorer la situation en matière d’accès à l’eau potable. Pour l’instant, les ménages achètent l’eau à un prix élevé par rapport à leur pouvoir d’achat. Les marchands d’eau et les familles disposant d’une charrette à bœufs vont chercher de l’eau à Tsihombe, situé à 8km, une fois par semaine et reviennent avec un fût de 200 litres rempli à ras bord. Cette quantité d’eau est rarement utilisée en totalité par le seul ménage. Une partie est revendue à d’autres familles à 2000 ariary pour un bidon de 20 litres, soit 100 ariary le litre. Il s’agit, cependant, d’une eau trouble, parfois boueuse, que les ménages sont contraints d’utiliser, faute de mieux. Leur salut : l’achèvement des travaux d’extension du pipeline, attendu dans le courant de cette année.

Hanitra R.

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