Caisse Nationale de Solidarité pour la Santé : Une sécurisation à deux niveaux des fonds



Jacaranda

La caisse nationale de solidarité pour la santé est la clé de voûte de la mise en place de la couverture santé universelle dans la Grande-Île.

Gros moyens. C’est ce qui définit les efforts menés par les responsables auprès du ministère de la Santé publique malgache, pour sécuriser les fonds alloués à la couverture santé universelle. Éviter des éventuelles tentatives de détournement des deniers publics est tout à fait légitime dans un pays où la corruption et le détournement d’argent semblent être devenus des «règles sociales». Et il n’est pas étonnant que les milliards d’ariary (environ 320 milliards d’ariary, fruit d’une cotisation à raison de 20 000 ar par personne par an) devant être versés dans ladite caisse, fassent déjà l’objet de projet ou d’intérêt de certains. Pour y faire face, le ministère de la Santé publique, via la caisse nationale de solidarité pour la santé, a mis en place une double mesure. La première fait référence à une gestion numérisée des bases des données des personnes prises en charge. Guy Andriantsara, directeur général de la caisse nationale de solidarité pour la santé fait savoir que «la numérisation devrait permettre de vérifier aussi bien l’identité des personnes consultées et bénéficiaires des soins que de leurs santés respectives. Et par ricochet des sommes d’argent qui sortent de la caisse». Le système de gestion numérisée prend également en compte l’entrée d’argent dans la caisse. «Le paiement des cotisations se fera via le système de mobile banking. L’idée est d’avoir une trace de toutes les transactions qui se font dans le cadre de la couverture santé universelle» a enchéri le DG de la CNSS. Avant de noter que «les actions se feront dans une optique de transparence des fonds alloués par et pour les personnes qui adhèrent au principe de la couverture santé universelle».

Organe fiduciaire. Comme la gestion numérisée ne paraît pas être suffisante pour sécuriser les milliards d’ariary de la caisse nationale de solidarité pour la santé, il a fallu trouver une alternative complémentaire. Une gestion externalisée est la solution trouvée par les responsables de la caisse. Le principe consiste en une gestion opérée par un organisme fiduciaire extérieur à la caisse, et au ministère de tutelle. «Nous voulons éviter de reproduire les mêmes erreurs observées dans des organismes publics où les fonds ont été utilisés pour des activités qui n’ont rien à voir avec les objectifs de l’organisme» a fait savoir Guy Andriantsara de la CNSS. Ce dernier d’expliquer que, «l’organisme externe aura carte blanche pour gérer les recettes et dépenses de la Caisse nationale». Dans ses efforts de bénéficier les personnes vulnérables des soins de santé de bonne qualité, le ministère de la Santé publique ainsi que ses partenaires ont mis au point un système de couverture santé universelle répondant aux besoins de la Grande-Île. Une initiative qui requiert toutefois la participation de tout un chacun. Donner de sa personne pour aider les autres – surtout les plus démunis – serait le meilleur moyen permettant d’atteindre cet idéal.

José Belalahy

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