Commune rurale d’Antoetra-Zafimaniry : Un partenariat public-privé en faveur de l’environnement



Jacaranda
« La remise des cuiseurs et des marmites aux femmes d’Antoetra (à l’extrême gauche, le maire d’Antoetra et le représentant de l’associaton Madavin ». (Photo Anastase)

A  l’échelon communal, la commune rurale d’Antoetra-Zafimaniry dans le district d’Ambositra, a tenu deux jours durant, du 20 au 21 mars dernier, à marquer la journée mondiale de l’environnement à travers sa campagne de reboisement. Une occasion également pour cette commune, de mettre en exergue le partenariat public et privé exemplaire pour la sauvegarde du patrimoine forestier Zafimaniry.

Association Madavin. Cette manifestation a donc débuté par l’inauguration officielle de l’unité de distillation d’huiles essentielles dénommée « Antoetra Bio » , financée par l’association Madavin d’un coût total de 40 millions d’ariary. Comme l’a souligné Mark Angeli, président de l’association Madavin, la mise en place de cette unité de distillation a pour objectif la création d’activités génératrices des revenus pour la lutte contre la pauvreté dans l’amélioration des conditions de vie des ménages, et partant du développement économique local.

Chef de Région. Dans son intervention, le maire d’Antoetra, Rafanomezantsoa Maurice a loué les excellentes relations de partenariat entre la commune et ses habitants d’une part, et  de ses partenaires de l’autre, dans les différents domaines, notamment celui de la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, et  d’illustrer entre autres le vaste projet de restauration de la forêt Zafimaniry  déjà en cours depuis plusieurs années. Le chef de région d’Amoron’i Mania, Rakotomanankiafarana Joël, quant à lui, a souligné que ces actions rentrent dans le cadre du grand projet de reboisement qui figure dans les 10 axes prioritaires de la région.

Diminution. Pour la diminution de la consommation de bois de chauffe et une gestion rationnelle des forêts, l’association Madavin  s’est préoccupée à offrir  aux femmes d’Antoetra des cuiseurs à bois de chauffe en collaboration avec l’ADES-  (ex-coopération suisse)  ainsi que  de 300 marmites de fabrication locale pour clore cette manifestation.

Anastase

Share This Post

One Comment - Write a Comment

  1. Les Zafimaniry ont besoin avant tout de bois durs pour produire des meubles, des objets d’art brut ou d’art utilitaire, des portes ou des volets de très grande qualité. Ils doivent faire des journées de trajet à pied de plus en plus loin pour ramener à l’épaule des planches de palissandre.
    Il semblerait juste et patriotique que l’Etat malagasy leur cède les stocks de bois de rose ou de palissandre saisis à des prix abordables, au lieu de les vendre encore à des étrangers. Seul un gouvernement souverainiste et populaire aurait pu prendre cette décision qui aurait honoré les politiciens et racheté un peu leur corporation du dégoût croissant qu’ils provoquent par leurs actes malhonnêtes.
    Si des Chinois peuvent fabriquer des meubles luxueux en bois de rose à milliards d’Ariary, les artisans Zafimaniry en seraient aussi capables bien entendu.
    N’oublions pas qu’ils sont pressentis pour la restauration des boiseries de Manjakamiadana Rova, donc hautement qualifiés et d’authentiques artistes.

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.