Association pour le Développement des Aires Protégées : Pour une gestion durable des forêts limitrophes du parc national Mikea

Raobelison Fidy Denis, coordinateur du projet ADAP (1er plan), menant une visite d’échange dans la Haute Matsiatra. Photo Anastase.

Effectif depuis juin 2016, dans la région des « Mikea », le projet ADAP (Association pour le développement des aires protégées) contribue au développement durable du pays grâce à  la préservation de ses ressources naturelles et de son identité culturelle.

Les communautés utilisatrices de la forêt de Bahidy et de Bekiseny qui sont des forêts limitrophes du parc national Mikea et qui se trouvent dans  la commune rurale de Basibasy dans le district de Morombe, région Atsimo-Andrefana, ont demandé la mise en place d’une gestion durable de ces espaces forestiers. Etant donné que les intérêts de ces communautés ont été peu pris en compte, lors de la mise en place du parc national Mikea. De ce fait, les forêts de Bahidy et de Bekiseny se trouvent confrontées à de multiples pressions de la part de l’homme, comme l’extension des terrains de culture de maïs, coupe illicite pour le bois de construction et la production de charbon. D’autre part, les conditions agro-écologiques dans cette partie de l’île sont peu favorables et engendrent l’insécurité alimentaire. De plus, les ressources naturelles sont insuffisamment valorisées, et l’identité culturelle des communautés Mikea menacée.

Appuis aux communautés de base. Le projet ADAP  est mis en œuvre par l’ONG Saha et financé par la Fédération Genevoise de Coopération. Comme l’a spécifié Raobelison Fidy Denis, coordinateur du projet, l’ONG Saha appuie les communautés de base en les impliquant dans la gouvernance des ressources naturelles de ces forêts et de contribuer à une société civile plus forte, capable de défendre leurs intérêts. Les objectifs globaux du projet ADAP sont d’améliorer les conditions de vie des habitants des communes limitrophes du parc national Mikea, de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles constituant des zones tampon du parc national Mikea, tandis que, plus spécifiquement, il s’agit de générer de nouvelles sources de revenus pour ces communautés à travers la mise sur pied de filières de valorisation des ressources naturelles (culture d’ignames, apiculture, sériciculture),  de faciliter le transfert de gestion des ressources naturelles de la commune de Basibasy aux communautés, d’appuyer le développement d’un schéma d’aménagement communal (SAC) pour la même commune, et d’appuyer la mise en place d’une structure de concertation entre les parties prenantes. 17 000 personnes bénéficient de ce projet, incluant la population Mikea, les communautés riveraines des forêts de Bahidy et de Bekiseny ainsi que d’autres communautés riveraines du parc national Mikea.

CHAN MOUIE Jean Anastase      

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