Association Sœur Emmanuelle : Pour la réinsertion scolaire des enfants défavorisés

Bilan positif pour l’Asmae (Association Sœur Emmanuelle) et ses partenaires dans le cadre du projet de « promotion de l’éducation des enfants vulnérables exclus du système d’enseignement formel. »

L’éducation reste une grande problématique dans la Grande Île. Le fléau du décrochement scolaire est très présent dans le pays et cela concerne surtout les enfants issus des familles défavorisées. Une situation qui touche aussi bien la Capitale que les autres régions. Leur réinsertion dans le système d’enseignement formel se trouve donc être une lutte que beaucoup d’acteurs s’efforcent de mener. À l’instar de l’Association Sœur Emmanuelle (Asmae) et de ses partenaires Manda et Hardi qui ont mis en place le projet « de promotion de l’éducation des enfants vulnérables exclus du système d’enseignement formel à Antananarivo ». Ayant duré deux ans, le projet a pu permettre la prise en charge de 430 enfants dont les 80% ont pu être réinsérés dans les EPP ou les CEG de la Capitale. Des résultats qui ont été obtenus grâce à la prise en compte de nombreux facteurs entrant dans le cadre de l’éducation et de l’enseignement. Notamment, la dimension renforcement des capacités des éducateurs, des travailleurs sociaux et des partenaires de l’Association Sœur Emmanuelle. Comme l’a fait savoir Xavier Jalby, responsable projet et Partenariat région Analamanga auprès de l’Association Sœur Emmanuelle: « Le plus important bilan du projet initié il y a deux ans est ce côté renforcement des capacités. En effet, les partenaires, les éducateurs renforcés peuvent prendre en charge l’éducation des enfants non seulement dans le sens de l’enseignement, mais surtout de façon globale en prenant en compte le côté humain ».

Besoins. Il convient de noter que le projet de promotion de l’éducation des enfants vulnérables exclus du système d’enseignement formel à Antananarivo a été initié suivant les besoins des organisations de la société civile partenaire de l’Association Sœur Emmanuelle. Comme l’a fait savoir Miarintsoa Razanakiniaina, directeur de l’ONG Manda : « Nous avons éprouvé le besoin de recycler le savoir-faire de nos éducateurs qui participent à l’enseignement et l’éducation des enfants issus des rues de la Capitale ». L’Association Sœur Emmanuelle a donc appuyé ladite ONG de faire en sorte que les éducateurs soient dotés de compétences et de savoir-faire en matière de prise en charge des enfants défavorisés. Ce qui s’est soldé par un bilan positif selon Miarintsoa Razakiniaina. Un bilan positif qui s’est manifesté par « le recul du taux de décrochement scolaire ». Il convient de noter que les enfants pris en charge par l’ONG Manda viennent des marchés d’Isotry, d’Anosy, de Tsaralalàna et d’Analakely. Leur réinsertion scolaire passe par une phase d’une année durant laquelle on leur donne l’envie d’étudier.

José Belalahy

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