Paludisme : Problèmes de rupture de stock dans certaines formations sanitaires

Jacaranda

Si les médicaments sont en quantité suffisante à Madagascar pour la prise en charge du paludisme, leur disponibilité dans certaines formations sanitaires n’est pas toujours une réalité. C’est en tout cas ce qu’indiquent les données recueillies, hier, lors d’une présentation effectuée dans le cadre de la journée de partage, organisée lors de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Ces données font état d’un problème de rupture de stocks de produits de prévention et de prise en charge du paludisme dans certaines formations sanitaires.

 MID et ACT. Ainsi, selon les données présentées, 70% des formations sanitaires ont des problèmes de stock en matière de moustiquaires imprégnées d’insecticides et 10% en médicaments ACT (combinaison thérapeutique à base d’artémisinine). Dans la mesure où la disponibilité des intrants et des équipements de prévention et de prise en charge font partie des clés du succès de la lutte contre le paludisme à Madagascar, des efforts ont déjà été déployés afin de remédier aux problèmes d’acheminement des médicaments et de gestion des stocks, au niveau des formations sanitaires, assure le ministère de la Santé publique.

Sud. Le paludisme, endémique dans la Grande Ile, représente une des cinq causes majeures de morbidité et de mortalité dans le pays. En 2017, 121 décès dus au paludisme ont été enregistrés tandis que 167.223 cas positifs au test de diagnostic rapide (TDR) ont été recensés.

La partie sud du pays est particulièrement touchée par le paludisme. Dans le centre de santé de base (CSB) de Sakaraha, à titre d’exemple, 470 cas positifs au TDR ont déjà été enregistrés depuis le début de l’année ; et 213 cas dans le CSB d’Ankilibe Lamatihy, également sis dans le district de Sakaraha.

SEIE. La journée de partage d’hier a été une occasion de prendre connaissance des innovations et des résultats d’études de recherches sur le paludisme. Parmi les innovations présentées figure la surveillance épidémiologique intégrée à base électronique (SEIE). Utilisant des tablettes et une connexion internet, elle améliore la remontée des données sanitaires au niveau central et permet ainsi la fourniture de données de santé fiables, disponibles à tout moment. La SEIE dispose d’un système d’alerte en cas d’augmentation des cas dans une localité. Ce dispositif permet ainsi un suivi épidémiologique en temps réel et aide à la prise de décision, et facilitant, par ailleurs, la gestion des stocks. Couvrant actuellement le tiers des formations sanitaires, cette innovation devra être généralisée en 2020.

Hanitra R.

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