Projet Ambatovy : 1600 ha de forêt à restaurer d’ici à 2036

Jacaranda
Des pépinières de plantes spécifiques aux forêts d’Ambatovy.

Lancée depuis le mois de janvier 2018, la restauration des forêts sur la zone d’extraction du projet Ambatovy sise à Moramanga a pu réhabiliter 10 ha de forêts.

Long. La réhabilitation des forêts situées dans les zones d’extraction du projet Ambatovy est un long processus. Un processus qui a été la clé de voûte de l’octroi du permis d’exploitation des sites, mais également qui doit couler de source étant donné l’effet dévastateur sur l’environnement de l’extraction du Nickel et du Cobalt. Comme l’a fait savoir Saotra Andriahasinoro Jean Émile responsable du département environnemental auprès du Projet Ambatovy: « On a l’obligation de réhabiliter la forêt après les opérations d’extraction. Un processus fort difficile et long certes, mais il est de notre devoir de faire en sorte de restaurer les forêts qui ont été dévastées». Saotra Andriahasinoro d’ajouter que selon les projections menées de concert par le département opération d’extraction et le département environnement, « la réhabilitation des 1600 ha des zones d’extraction devrait être menée à terme d’ici à dix-huit ans, notamment en 2036 ». Réhabilitation qui concerne toutefois et uniquement « les flores » note le responsable. Avant d’ajouter que « la réhabilitation qui se fait de façon progressive a pour objectif de réhabiliter environ 1.900 espèces de plantes sur la superficie de 1600 ha ». Elle est progressive étant donné que le calendrier de restauration est tributaire de celui des opérations d’extraction d’un côté, mais également en dépit des priorités des espèces à réhabiliter de l’autre.

Choix. Il convient de noter que le site d’extraction de Moramanga est divisé en trois types de forêts distinctes : zonale correspondant à une forêt de type primaire, Azonale qui fait référence à une forêt propre à Ambatovy et Intermédiaire, une combinaison des deux. La restauration qui vise à réhabiliter les 1.900 espèces de plantes devrait donc permettre de retrouver ces trois types de forêts sur la zone. D’où la particularité de la restauration en question qui consiste à ne « prendre en compte que les espèces locales et répertoriées sur la zone ». Comme l’atteste Saotra Andriahasinoro : « Il ne s’agit pas de restaurer pour restaurer. Notre but est de faire en sorte qu’on retrouve la biodiversité et l’écosystème d’avant les travaux d’extraction. Le respect des espèces locales est donc primordial » a-t-il fait savoir. Le responsable au sein du département environnement auprès du projet Ambatovy d’expliquer que la restauration des espèces est effectuée suivant des critères et des conditions spécifiques.

  1. 450. 450 Espèces sur les 1.900 identifiées seront prioritairement réhabilitées. Entre autres, les espèces qui sont utiles à la vie quotidienne des communautés environnantes (plantes médicinales, plantes utilisées dans le secteur de la construction et de l’ameublement), celles qui ont des valeurs écologiques élevées. Font également partie de la liste, « les plantes nurses » ou plantes qui ont la capacité d’améliorer les strates. Ces dernières occupant une place importante dans le processus de réhabilitation, ce, dans le sens où elles hébergent les espèces qui vont être restaurées. Il convient de noter que sur les 1.600 espèces de flores répertoriées à Ambatovy, 114 sont catégorisées comme étant des « Species of concern » ou espèces en danger. Huit autres espèces de flore sont toutefois « endémiques » à la forêt d’Ambatovy.

José Belalahy

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