Crimes environnementaux en Afrique : 40 milliards de dollars de revenus annuels pour les criminels



Jacaranda
Ces tortues endémiques font souvent les frais, parmi tant d’autres espèces, des crimes environnementaux à Madagascar.

Lors d’une conférence téléphonique à l’ambassade des Etats-Unis, il a été, entre autres, rapporté qu’en Afrique, les crimes environnementaux- notamment ceux qui concernent la faune – rapportent aux trafiquants des revenus annuels de 40 milliards de dollars.

Le maître de conférences était Richard H. Glenn, sous-secrétaire d’État adjoint par intérim au Bureau international des affaires relatives aux stupéfiants et l’application de la loi (INL). L’un des principaux intérêts de cette conférence réside dans le fait qu’elle a convié des journalistes du monde entier- notamment africains- ce qui a permis de dégager une tendance générale de l’état du trafic d’espèces sauvages dans le contexte africain. Les méfaits de ce genre de trafics ne se limitent pas uniquement à l’extinction des espèces cibles, mais ils menacent également la sécurité mondiale en général et celle des nations concernées en particulier. Effectivement, ils représentent une porte ouverte à la corruption, à l’instabilité et à l’insécurité. Lors de cette conférence, Richard H. Glenn a même relevé que le trafic d’espèces sauvages et le trafic de drogue étaient liés, l’un alimentant ou couvrant l’autre. Effectivement, le trafic de faune sauvage décuple la force des organisations criminelles violentes sachant tirer profit des crimes environnementaux, qu’ils jugent à faible risque et à forte récompense.

Justice environnementale. Interrogé sur la question de la justice environnementale à Madagascar, Richard H. Glenn a répondu avoir constaté « des signes encourageants, notamment en termes de communication interpersonnelle (au niveau des communautés de base) et médiatique (au niveau de la presse). » Toutefois, un confrère d’un quotidien local, trouve qu’à Madagascar « les crimes environnementaux ne sont pas considérés de manière très sérieuse ». C’est vrai que quand nous voyons l’exploitation et l’exportation des bois de mangroves, qui se font presque en toute impunité, cela donne à réfléchir. D’autant plus que ce sont des réseaux extrêmement organisés qui opèrent derrière ces trafics. M.Peterson, journaliste à San Francisco, propose en ce sens  : « Que les pays concernés sachent appliquer des sanctions réellement dissuasives. »

Luz Razafimbelo

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