Enseignement supérieur – Recherches : Des avancées palpables à ne surtout pas perdre



Jacaranda
Les cours se poursuivent pour le moment dans les universités.

Le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a connu d’énormes progressions. La conjoncture sociopolitique actuelle pousse à craindre un énième dans ces domaines.

À l’instar de nombreux domaines, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique pourraient être victimes de la situation de crise que traverse actuellement le pays. D’ailleurs, des étudiants craignent déjà d’éventuelles «interruptions des cours». «La crise fait directement penser à des jours, voire des semaines, de cours interrompus. Voire au pire à une année blanche» a avancé Saholy R, une étudiante inscrite à l’université d’Ankatso. Cette dernière d’avancer qu’« une telle situation est tout simplement mauvaise pour les étudiants malgaches qui aspirent à devenir des citoyens modèles pouvant subvenir à leurs besoins et à leurs (futures) familles». Une telle situation se conjuguerait également à un arrêt net des avancées opérées dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans cette dernière par exemple, les travaux de recherches menés par les chercheurs malgaches ont permis d’apporter des améliorations dans le domaine de l’agriculture ou encore de la santé. Entre autres, des travaux visant à produire des semences qui pourraient facilement s’adapter aux effets des changements climatiques. Des travaux sur les qualifications et classifications des engrais en fonction des sols malgaches ont également été menés pour améliorer les cultures dans la Grande Ile.

Paix sociale. La tenue et la continuité des cours sans «trop de casse» correspondent également à des avancées considérables menées par le ministère de tutelle. Avancées qui se définissent comme étant la manifestation de l’instauration de la «paix sociale» auprès des universités. En effet, ces dernières sont toujours marquées par des troubles d’ordre social liés aux problèmes ethniques. Des troubles récurrents qui reviennent chaque année et qui perturbent de façon conséquente le déroulement des années universitaires. Troubles dont la résolution a toutefois été priorisée par le ministère de tutelle, ce, dans le dessein d’offrir aux universitaires une atmosphère calme et prospère permettant leurs permettant de mener à bien leurs études. Par ailleurs, «la perturbation des cours dans les universités de l’île est à craindre face à la situation actuelle». Et l’histoire à démontrer que les universitaires malgaches ont toujours participé aux crises sociopolitiques qui ont traversé le pays. La question se pose actuellement s’ils (les universitaires) vont encore se laisser embarquer dans les problèmes politiques des politiciens ? Eux qui – de surcroît – sont censés être dotés d’esprit de discernement et de clairvoyance.

José Belalahy

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