Biodiversité : Bilan mitigé, 25 ans après l’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique



Jacaranda
Madagascar est réputée pour sa biodiversité extrêmement riche, mais celle-ci est fortement menacée.

Il y a 25 ans, la Convention sur la biodiversité biologique entre en vigueur en vue d’une meilleure conservation de la biodiversité, une utilisation durable de celle-ci et un partage équitable des avantages qu’elle génère.

 1993-2018. Vingt-cinq ans après l’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique, ratifiée à ce jour par 196 pays, l’on se rend compte que les activités humaines continuent toujours de nuire à la biodiversité, faisant de l’humain, l’être vivant le plus destructeur au monde. La Convention sur la diversité biologique, instrument légal international permettant d’accompagner l’atteinte des objectifs de conservation de la biodiversité, d’utilisation durable des ressources et de partage équitable des avantages qui en découlent, a, toutefois, ouvert la voie à des avancées significatives. Elle a notamment permis d’élaborer les orientations scientifiques pour  la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Cette Convention a, par ailleurs conduit à l’entrée en vigueur du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Parallèlement, des stratégies nationales et des plans d’actions nationaux ont vu le jour et ont été développés au niveau de chaque pays.

 Objectifs d’Aichi. L’adoption du plan stratégique 2011-2020 pour la biodiversité a permis la réalisation de quelques-uns des Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, en vue d’établir des objectifs nationaux et régionaux, en cohérence avec les principaux objectifs de la Convention.

Ce plan stratégique décennal conduit alors vers la prise de décisions, traduisibles en mesures urgentes pour mettre un cran d’arrêt à la dégradation de la biodiversité, laquelle n’a cessé de s’appauvrir. A l’horizon 2020, les écosystèmes devraient être « résilients et continuent de fournir des services essentiels, préservant ainsi la diversité de la vie sur Terre, et contribuant au bien-être humain et à l’élimination de la pauvreté ». A deux ans de l’échéance, l’atteinte de ces objectifs n’est pas encore acquise.

Le 25e anniversaire de la Convention est alors une occasion pour dresser le bilan complet des réalisations et des avancées par rapport aux objectifs fixés au niveau national, régional et mondial. Rappelons que la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique aura lieu en novembre 2018 à Sharm El Sheikh, en Egypte.

Hanitra R.


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