Les océans mal en point : Pertes abyssales dues à la surexploitation et à la pollution

Jacaranda
Les océans, desquels dépendent le climat, la chaîne alimentaire et les économies d’une multitude de pays, sont en situation de maltraitance.

La surexploitation et la pollution de nature diverse, principales pressions qui pèsent sur les océans, affectent sérieusement leur « état de santé ». S’y ajoute la gouvernance des océans qui parfois présente quelques défaillances. Il y a lieu de s’inquiéter.

Cette vaste étendue recouvrant quasiment les trois quarts de la planète fournit, à travers les ressources marines comestibles qu’elle renferme, la plus grande partie des sources de protéines pour les humains. Ils sont pourtant soumis à de fortes pressions résultant des activités humaines. Les conséquences de la pollution, notamment le plastique, sont particulièrement inquiétantes. D’ici à 2050, les océans contiendront davantage de plastique que de poissons, alertent les experts. Pire, la décharge flottante, vaste étendue d’ordures qui s’est formée dans l’océan Pacifique et devenue le « sixième continent », n’est pas près de se résorber. Cet amas d’ordures au milieu de l’océan, constitué demilliards de morceaux de plastiques et des déchets divers, continue de grossir. Ingéré par les animaux marins, dont les poissons et les espèces marines protégées, le plastique qui pollue les océans affecte depuis des années,l’état des ressources marines et la chaîne alimentaire.

Un milliard de dollars.La surexploitation, l’autre menace grandissante sur les océans, est tout autant dommageable. La pêche illicite, non reportée et non réglementée (INN) cause des pertes abyssales sur l’économie des pays concernés, dont les conséquences s’étendent à des niveaux régionaux et internationaux. A titre d’exemple, dans la zone du sud-ouest de l’Océan Indien où Madagascar a des intérêts certains concernant les ressources marines, environ 20% des captures totales des thonidés proviennent de l’INN, selon les estimations de la FAO. Cette proportion représente 400 millions de dollars à la première vente, et un milliard de dollars en termes de valeur ajoutée annuellement. Des manques à gagner abyssaux pour des pays comme Madagascar, et qui ont forcément des conséquences sur les économies des pays concernés.

Gouvernance. A ces pressions de plus en plus accentuées s’ajoute le volet de la gouvernance des océans, notamment les problèmes engendrés par les disparités au niveau des législations. Les lois, accords et réglementations régissant les océans foisonnent, parfois en « contradiction » les uns aux autres, en fonction des intérêts souvent divergents des pays ou régions concernés. Tout ceci, en dépit d’une volonté traduite en démarches de la part des experts et spécialistes de la question, pour mieux les harmoniser. Ce chapitre de la gouvernance des océans  reste de ce fait, un challenge qu’il va falloir gagner si l’on veut… sauver les meubles. La gouvernance reste alors un volet essentiel de la survie de ces océans déjà mal en point. Avec un accent particulier sur des points précis comme les régulations des exploitations des ressources marines, la progression dans l’amélioration de la connaissance des fonds marins, l’optimisation de toutes les réglementations et de tous les accords sur les océans et leur contenu, à travers le perfectionnement des systèmes de surveillance, etc…

Hanitra R.

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