Malnutrition à Ampanihy : La situation va de mal en pis

Jacaranda
Des mères et leurs enfants dont certains ont été victimes de malnutrition dans le fokontany d’Ankoronga-Tuléar II.

La lutte contre la malnutrition est loin du compte dans la région Atsimo-Andrefana. Le taux de prévalence de la malnutrition aigüe aurait connu une hausse à Ampanihy.

Recul. Ce serait le terme approprié pour décrire la situation de la malnutrition dans quelques districts de la région Atsimo-Andrefana. Et ce, malgré les efforts menés par les divers acteurs nationaux et étrangers dans la lutte contre le fléau. En effet, lors d’une formation – consacrée à la cause de la malnutrition – d’une vingtaine de journaliste, une responsable auprès de l’Office Régionale de la Nutrition Atsimo-Andrefana a fait savoir que : «la situation s’est aggravée par rapport à celle enregistrée et observée l’année dernière». Constat amer qui a été obtenu grâce à des enquêtes menées à deux niveaux. La première, issue d’une collaboration entre l’Unicef et l’ONN ou Office Nationale de la Nutrition, a été initiée le mois de mars dernier et a concerné les districts d’Ampanihy, Betioky et Benenitra. Questionnée sur les statistiques correspondant à la situation actuelle, la responsable auprès de l’ORN (Office Régionale de la Nutrition) Atsimo-Andrefana toutefois de noter qu’il «est encore trop tôt pour parler de statistique, étant donné que la publication officielle des résultats de l’enquête n’a pas encore été effectuée». Celle-ci n’a cessé toutefois de marteler que «la situation de la malnutrition s’est aggravée» et que «le district d’Ampanihy est la poche de malnutrition de la Grande-île». Avant de renchérir que «la situation de malnutrition chronique et les insuffisances pondérales ont connu une nette amélioration».

Confirmation. Menée dans les mêmes districts, la seconde enquête quant à elle a été effectuée durant trois mois (janvier-février-mars) auprès des fokontany de plusieurs communes rurales. Le constat est alarmant, «les résultats de l’enquête confirment ceux de la première enquête». Initiée également par l’Unicef et en partenariat avec le ministère de la Santé publique, le «dépistage de masse» (la même enquête) a permis de savoir que «la malnutrition aigüe est présente et que le taux de prévalence est passé entre 2 et 5% dans huit communes rurales des districts d’Ampanihy». Quinze communes du même district seraient également touchées par la malnutrition aigüe modérée. Par ailleurs, si tout est noir ailleurs, la situation semble s’être améliorée dans le district de Tuléar II. L’on a par exemple observé une nette avancée dans plusieurs fokontany de la commune rurale de Miary. Le cas du fokontany d’Ankoronga fait partie des avancées qui donnent l’espoir qu’il est possible – avec la volonté et les moyens y afférents – de changer les choses.

José Belalahy

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