Gestion durable des forêts limitrophes du parc Mikea: Visite d’échange dans l’Amoron’i Mania pour la promotion de la sériciculture



Jacaranda
Les paysans Mikea dans la pratique de la technique de filature de la soie. (Photo Anastase)
Les paysans Mikea dans la pratique de la technique de filature de la soie. (Photo Anastase)

Afin de réduire les pressions qui pèsent sur les forêts limitrophes du parc Mikea, des actions de création d’activités génératrices de revenus ont été menées au profit des associations paysannes.

 

Le projet Association pour le Développement des Aires Protégés (ADAP) financé par la fédération genevoise de coopération et mis en œuvre par l’Ong SAHA intensifie ses actions auprès des communautés villageoises de base dans la gestion durable des forêts limitrophes du parc Mikea dans la commune rurale de Basibasy, district de Morombe, Région Atsimo-Andrefana. C’est ainsi que deux associations paysannes en l’occurrence, l’association « Tahindra » et « Tseatseaka » des forêts limitrophes du parc Mikea, se sont rendues dans la région d’Amoron’i Mania du 29 juin au 4 juillet dernier, pour une visite d’échange sur le développement  de la sériciculture.

 

Actions prioritaires. La sériciculture qui  comme l’a spécifiée Raobelison Denis, coordinateur de l’ADAP figure parmi les actions prioritaires dans la création des activités génératrices de revenus  ,et pour réduire les effets de pression sur ces forêts limitrophes du parc Mikea, une aire protégée et contribue aussi à la lutte contre la malnutrition, par l’amélioration  des revenus. L’adjoint au maire de Basibasy, Fanomezana Calvin  Zafeta de poursuivre que, ces derniers temps, la commune rurale de Basibasy a été frappée par la sécheresse et, mettant en péril les cultures, et que la promotion de la sériciculture dans cette localité, se présente comme une alternative, et offre de nombreuses opportunités à la population rurale et partant à la sauvegarde de ces forêts qui sont  constamment menacées.

 

Paysans « Mikea ». Ces paysans « Mikea » durant leur séjour dans l’Amoron’i Mania se sont donc penchés sur les différentes techniques de transformation, et les processus à suivre pour aboutir à un tissus en soie prêt pour la commercialisation, comme le traitement des cocons, la technique de filature de tissage de cocon. Une visite encadrée par l’association « voajanahary », ces paysans ont également visité différents groupements de producteurs de la soie, comme la fédération « Saha-landy » à Sandrandahy et l’association  «Tambatra » à Soatanana-Manandriana, où ils ont pu mettre à profit l’aspect pratique de cette rencontre.

 

A court terme. Le président de  l’association « Tahindra » et de l’association « Tseatseaka » se sont dits très satisfaits de cette visite d’échange à travers les différentes pratiques très enrichissantes qu’ils ont acquis de cette innovation sur la sériciculture, pour les mettre à profit dans leur localité  et de  bénéficier des opportunités offertes, tel que l’approvisionnement des cocons dans l’Amoron’i Mania, et dont le coût actuel est de 40 000 Ar le kilo, pour des actions à court terme. A souligner qu’une formation  de huit jours sur le développement de la soie sauvage, a été déjà dispensée à Basibasy au début du mois de juin et que cette visite d’échange contribue à renforcer ainsi les acquis.

CHAN-MOUIE  Jean  Anastase

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