Insécurité ambiante : Akata Zana-drazana lance le mouvement «Solidarité pour la Paix»



Jacaranda

Le retour aux us et coutumes malgaches ainsi que l’éradication de l’insécurité sont les objectifs premiers du mouvement lancé par Akata Zana-drazana

Le développement de Madagascar dans la communion et la paix sociale». Telles  sont les ambitions du mouvement «Solidarité pour la Paix» lancé par Akata Zana-drazana. Une organisation non gouvernementale qui a affirmé son «ras-le-bol», via son président Brice Rabevoavy, du climat d’insécurité qui règne dans le Pays et qui empoisonne le «vouloir vivre ensemble». «Il est temps de se défaire de cette situation et d’aller de l’avant, car la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement est grave et empêche notre développement – aussi bien humain qu’économique et politique» a fait savoir Brice Rabevoavy, lors d’une interview effectuée hier. Pour le président de l’Akata Zana-drazana, le dépassement de la situation actuelle se ferait par deux façons distinctes : «le retour aux origines pour les Malagasy et la paix sociale». Ainsi, Akata Zana-drazana voudrait réunir tous les «Ampanjaka» malagasy autour d’une table afin de leur redonner la «place qu’ils méritent». «Ce sera une fois le retour à la source effectué que nous pourrions avancer. Il n’y a qu’à voir la vie actuelle pour se dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas» a interpellé Brice Rabevoavy. «La réunification des Ampanjaka devrait permettre de voir ce qui ne va pas et d’en tirer les éventuelles solutions» a-t-il renchéri.

Insécurité. Le second moyen correspondrait à l’endiguement de l’insécurité, plus particulièrement le kidnapping. «Le kidnapping est devenu une culture, car si auparavant cela se faisait surtout à l’encontre des personnes riches, des gens qualifiés comme de simples citoyens sont actuellement kidnappés». «Les gens font du kidnapping et des rançons qu’ils peuvent en tirer des moyens faciles pour se faire de l’argent. Et c’est mal, c’est inadmissible d’autant plus qu’aucune mesure vraiment concrète ne soit prise par les responsables étatiques pour arrêter les cas», a-t-il déploré. Pour faire face à ce fléau, le président de l’Akata Zanadrazana compte sur le mouvement «Solidarité pour la Paix» qui invite tous les citoyens à se réveiller et à dénoncer les faits. «J’appelle tout le monde, malagasy de souche ou les « zana-tany » (les étrangers qui ont vécu à Madagascar depuis plusieurs décennies et qui se considèrent comme des Malagasy) à prendre leurs responsabilités» a lancé Brice Rabevoavy. Avant de noter qu’outre «la population malagasy, l’État est le premier responsable face à de tels problèmes. Et c’est à ce dernier de trouver la façon adéquate de l’endiguer».

Recueillis par José Belalahy

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