Biodiversité marine : Deux projets de conservation par le gouvernement américain



Jacaranda
La protection du littoral et des écosystèmes marins est capital pour la prospérité de l’économie bleue et le bien-être des communautés locales.

Dans le cadre du lancement de l’atelier de formation sur la Planification spatiale marine, à Nosy-Be,  avant-hier, le chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, M. Stuart Wilson, a annoncé le lancement par le gouvernement américain de deux projets de conservation à Madagascar.

 Il a notamment rappelé dans son discours que la protection de la biodiversité en étroite relation avec le développement économique, constitue « la priorité des priorités » pour la mission américaine à Madagascar. Sa présence lors du lancement de l’atelier était pour lui l’occasion de partager comment le gouvernement américain souhaite contribuer de manière effective à la conservation de la biodiversité et au développement socio-économique de Madagascar. Les deux projets de conservation qui vont être lancés prochainement contribueront à réaliser ce dessein.

Développement communautaire. Les deux projets visent avant tout la « promotion d’un développement communautaire durable ». En premier lieu, en créant des emplois formels, donc une plus grande stabilité sociale. En second lieu, en priorisant le bien-être des communautés autochtones en les impliquant dans la gestion des ressources naturelles locales, avec une emphase sur la biodiversité marine. Un financement de 45 millions de dollars permettra de réaliser le projet sur cinq ans ; avec un focus particulier sur les programmes environnementaux pouvant aider le peuple malgache à mieux s’approprier, préserver et valoriser son patrimoine unique. Le WCS (World Conservation Society) fera partie des partenaires privilégiés de l’USAID dans la mise en œuvre de ces projets, sans oublier le ministère de tutelle, le Ministère des Ressources halieutiques et de la Pêche de Madagascar.

Economie bleue et tourisme. M. Stuart Wilson a également souligné que si les ressources halieutiques bénéficient d’une exploitation rationnelle (et durable), réglementée et menée en parallèle avec des projets de conservation, l’économie bleue impulsera réellement une croissance économique durable au niveau local et national. Cette stimulation de la croissance économique s’accompagne inévitablement d’une réduction de la pauvreté. Il a par ailleurs insisté sur l’importance de la sauvegarde du littoral et des écosystèmes critiques marins et côtiers dans la prospérité de l’économie bleue.  Il a continué en disant que : « Le fait d’avoir de vastes zones marines protégées aidera à développer le tourisme à Madagascar, notamment ici à Nosy-Be, qui accueille à peu près, un touriste sur trois venant à Madagascar. Nous savons que le tourisme est un formidable multiplicateur économique qui soutient les entreprises dans de multiples secteurs et institutions culturelles. Et bien sûr, cela apporte des emplois aux jeunes, des devises étrangères essentielles et des recettes fiscales pour le gouvernement.  Les investissements dans les parcs nationaux, et vous en avez ici à Nosy-Be, et la biodiversité peuvent créer un cercle vertueux, qui développera le tourisme. Ainsi, cela apportera plus de croissance dans le secteur touristique. »

Recueillis par Luz Razafimbelo

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