Insécurité sur les routes nationales : Impacts négatifs sur le tourisme



Jacaranda

Des chamboulements, voire des annulations (de voyage) cette semaine, en raison de l’insécurité qui s’intensifie sur les routes nationales. Des bouleversements qui concernent autant les touristes nationaux que les touristes étrangers.

Violence. De Mahajanga samedi dernier, à Ranomafana à Ifanadiana, en passant par les « Tsingy » de Bemaraha, ou encore Morondava dans le sud-ouest, les actes de banditisme perpétrés contre les touristes et les véhicules de transport collectif sont de plus en plus violents, voire sanglants et meurtriers. En effet, les bandits ne se contentent plus de piller tout ce qui leur passe par la main, ils prennent aussi un malin plaisir (ou est-ce une « mesure de précaution » ?) à blesser les victimes ou leur ôter la vie. Le problème c’est que ces faits-divers devenus pour le moins banals, engendrent des conséquences socio-économiques considérables.

Réorganisation. Rien que suite à l’attaque d’une caravane de 9 voitures sur l’axe Tanà-Majunga samedi dernier, des aménagements et des réorganisations de voyage ont dû être effectués. D’autant plus que l’axe Tana-Majunga est aussi stratégique, car elle mène également vers le Nord du pays. Pour les longs voyages, les clients préfèrent ainsi prendre des dispositions pour ne voyager que le jour et opter pour des voyages « hyper sécurisés ». Citons, en guise d’exemple, un groupe de six personnes prévu effectuer un « roadtrip » Tana-Nosy-Be ont annulé leur voyage au dernier moment et ont préféré une autre période et non plus sur route, mais par avion. Pour plus de sécurité, ils ont consenti à y mettre les frais, au grand dam des opérateurs du transport collectif. Les malfaiteurs profitent en effet de la période de vacances pour sévir sur les routes nationales, car ils savent que la plupart des voyageurs gardent sur eux du liquide et des objets de valeur. N’empêche que si cette situation d’insécurité persiste, les conséquences seront désastreuses sur le tourisme et par ricochets à l’économie du pays. La lutte contre l’insécurité fait d’ailleurs partie des priorités du gouvernement Ntsay, reste à savoir s’il aura la marge de manœuvre nécessaire.

Luz Razafimbelo

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