Faits d’état-civil : Une CIN version «ultra sécurisée» voit le jour



Jacaranda

«Des modifications ont été apportées à la carte d’identité nationale (CIN) afin de mieux la sécuriser». Ce sont les propos du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Tinarivelo Razahifamahefa lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la publication des améliorations apportées à la CIN. En effet, la CIN version «améliorée» est nettement sécurisée selon les dires du ministre. «Différents paramètres ont été ajoutés pour éviter d’éventuels faux et usage de faux en matière de carte d’identité nationale». Entre autres, de «nouvelles filigranes en forme de losange visibles sous une lumière ultraviolet, des fibres également visibles sous une lumière ultraviolette». D’autres paramètres de sécurité ayant déjà existé sur l’ancienne version sont également incorporés sur la nouvelle version. Notamment, le cachet de la République de Madagascar, le timbre d’une valeur de 200 ariary ou encore le logo de l’imprimerie nationale. Par ailleurs, d’autres paramètres de sécurisation de type «confidentiel» complèteraient la liste.

1 millions. La conférence de presse organisée à Anosy hier a également été l’occasion pour le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID) Tinarivelo Razafimahefa de faire savoir que «l’imprimerie nationale vient de mettre à disposition du MID un millions d’imprimés qui vont être dispatchées dans toutes les régions de l’île». Une nouvelle qui vient clore la pénurie d’imprimés de CIN observée récemment auprès de l’imprimerie nationale. Tinarivelo Razafimahefa de noter que «les imprimés – dotées des nouveaux paramètres de sécurisation – arrivent à satisfaire les besoins annuels en carte d’identité nationale qui est de l’ordre de 700 milles». Une façon pour le ministre de faire savoir que les galères liés à la carte d’identité nationale est désormais de l’histoire ancienne.

Le ministre de conclure qu’il ne «faut payer que 200 ariary, soit le prix du timbre, pour bénéficier d’une carte d’identité nationale ou pour en modifier une».  La sécurité a été à maintes reprises avancée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation comme raison qui a conduit le gouvernement à prendre l’initiative. Si pour l’heure, l’on ne dispose pas de statistiques en matière de faux et d’usage de faux concernant les CIN, ce qui est sûr c’est que l’initiative a quelque chose à voir avec les prochaines élections présidentielles.

José Belalahy

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