Forêts Mikea : Les associations paysannes pour la valorisation des ressources



Jacaranda
« Gily, un leader paysan Mikea qui veut capitaliser et partager les acquis » (Photo Anastase)

Les ressources naturelles sur place ne sont pas suffisamment valorisées, alors qu’elles devraient  d’une manière rationnelle, servir d’alternatives pour un développement durable et sortir la population de la précarité.

Les communautés des  forêts limitrophes du parc national Mikea dans la commune rurale de Basibasy, district de Morombe, région Atsimo-Andrefana, constatent que leurs intérêts ont été peu pris en compte ou tout simplement ignorés lors de la mise en place du parc national Mikea, et a demandé la mise en place d’une gestion durable.

Le contexte illustre que les forêts de Bahidy et de Bekiseny sont exposées à de multiples menaces anthropiques comme l’extension irrationnelle des terrains de culture de maïs, de la coupe illicite pour le bois de construction, de la déforestation pour le charbon. De même, les conditions agro-écologiques sont peu favorables.  La culture d’igname, la soie sauvage, l’apiculture dans le cadre d’un appui du projet ADAP (Appui pour le Développement des Aires Protégées) financé par la fédération genevoise de coopération, et mis en œuvre par l’Ong  Saha a permis à ces communautés villageoises de base de répondre à leurs aspirations, et apporter des innovations sur la mise en valeur de leurs ressources à travers des formations, des visites d’échange dont ces Mikea ont pu bénéficier.

Témoignage. Gily, un leader paysan Mikea et vice-président de l’association « Tseatseaka » de faire savoir que l’igname est un tubercule qui pousse à l’état sauvage dans ces forêts, et  que les essais entrepris pour la culture d’igname sur place ont été fort  concluants pour une production à grande échelle  et la production de semence, contribuant alors à la lutte contre l’insécurité alimentaire et à l’amélioration des activités génératrices de revenus pour ces paysans. Parlant de la filière soie sauvage, celle-ci peut être une source de revenus, parlant de production de cocons et de fil à soie, renchérit notre interlocuteur, et c’est une activité complémentaire des activités principales, comme l’agriculture, l’élevage. Enfin, l’apiculture, a poursuivi Gily, est une activité qui se pratique déjà, mais à l’échelle traditionnelle où il fallait impérativement abattre les arbres pour extraire du miel.  L’apiculture moderne présente d’énormes opportunités et qu’il est bon de partager, tout comme les autres membres de l’association, et d’inciter tout un chacun  à préserver les forêts et à mettre en valeur ces ressources naturelles.

CHAN MOUIE  Jean Anastase

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