Entrepreneuriat : Une banque de projets pour bientôt



Jacaranda

Permettre aux chercheurs de rendre vendable et viable leur projet, tels seraient les objectifs premiers de la mise en place de la banque de projet.

Avancée. La recherche et l’entrepreneuriat sont deux composantes importantes du développement d’un pays. Un fait qui n’est plus à démontrer chez les pays développés, et dont la véracité semble être reconnue de plus en plus dans la Grande-Île. Le pays dispose en effet de nombreux chercheurs qui – tant bien que mal – proposent des produits de recherches pouvant améliorer la vie des communautés. On peut citer les produits de recherche dans le domaine d’agriculture, de la météorologie ou encore des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Des produits qui échappent à la majorité des Malgaches d’un côté, mais qui sont difficilement vendables et viables de l’autre. La raison se trouverait dans le manque de connaissance entrepreneuriale des chercheurs. « Nous rencontrons parfois des produits de recherches d’assez haut niveau. Le défi se trouve toutefois dans leur rentabilisation, dans leur commercialisation afin que les produits en question puissent bénéficier au plus grand nombre » a fait savoir Jacques Rakotoson, membre du conseil d’Administration de l’université d’Antananarivo et membre du FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy) lors d’une conférence de prese organisée dans le cadre de la quatrième édition du salon de la recherche au service de l’économie et de l’emploi à Ankatso hier. La mise en place d’une banque de projets entendrait changer la donne. Selon toujours Jacques Rakotoson, « la banque de projet devra également être un endroit où les chercheurs pourraient bénéficier de formation entrepreneuriale ».

Sécurisation. Interrogé sur la question de sécurisation des projets auprès de la Banque, Jacques Rakotoson du FIVMPAMA de noter que « les instituts auprès de l’université d’Antananrivo ainsi que les centres de recherches nationaux et régionaux travaillent avec l’OMAPI ou Office Malgache de la Propreté Intellectuelle, pour sécuriser les projets des chercheurs ». Le membre du FIVPAMA et du Conseil d’Administration de l’Université d’Antananarivo de noter toutefois que « les chercheurs devront bénéficier de formations spécifiques, devant leur permettre de mieux exploiter et sécuriser leurs produits de recherche ». Par ailleurs, il convient de noter que pour jouir de la protection de l’OMAPI, les chercheurs malgaches devraient en être membres. Les produits de recherche malgaches sont méconnus du grand public. Leur connaissance pourrait, non seulement valoriser les chercheurs et la recherche en générale dans la Grande-Île, mais aussi et surtout permettre d’apporter des développements auprès des communautés. Les efforts menés par l’université d’Antananarivo pour arriver à cette reconnaissance de l’importance de la recherche sont plus que louables.

José Belalahy

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