Ampanihy-Ouest : Inauguration du bloc opératoire du CHD II



Jacaranda

La population dans l’expectative.

Longtemps plébiscité par la population locale, le district d’Ampanihy-Ouest dans la Région Atsimo-Andrefana, vient de se voir doter d’un bloc opératoire au sein même du centre hospitalier du district niveau  II.  L’inauguration de ce bâtiment a eu lieu tout récemment par le président de la République dans le cadre  des « zava-bita ».

Impacts. Malheureusement pour l’heure, l’éloge ne  revient qu’au président de la République et aux autorités locales dans la coupe  symbolique du  ruban, le temps d’une brève cérémonie. Quant à la population bénéficiaire, elle devra prendre son mal  en patience, dans la mesure où ce bloc opératoire ne sera pas opérationnel de sitôt, faute de chirurgien. Les patients devront donc toujours se référer à l’hôpital d’Ejeda ou au CHRR de Toliara. Les impacts aux bénéficiaires de l’installation de ce bloc opératoire, ne se ressentiront pas de sitôt dans ce contexte de précarité.

Médecins spécialisés. Faute de chirurgien, une situation qui remet  sans   cesse sur le tapis le problème récurrent de l’insuffisance de médecins spécialisés au sein même du ministère de la Santé, face aux besoins d’une population sans cesse croissante dans l’amélioration des qualités de soin. La situation du cas du CHD II d’Ampanihy-Ouest n’est pas isolée, bon nombre de services au sein même de ces centres hospitaliers de district souffrent de cette insuffisance de personnel.

Qualités de soin. Toujours dans le cadre de l’amélioration des qualités de soin au sein de ces établissements hospitaliers, il est à noter que la majorité des établissements datant de l’époque coloniale et d’après l’indépendance, souffrent cruellement de manque de réhabilitation, de matériels et d’équipements médicaux.  Dans la plupart des cas, les lits pour recevoir les malades sont dans un état lamentable. Le personnel soignant est même obligé dans bien des cas d’acheter pour son compte, des tensiomètres, des stéthoscopes et bien d’autres encore, pour pouvoir bien diagnostiquer les patients. Les réseaux  sanitaires ne fonctionnent plus normalement. Les femmes enceintes évitent même d’aller accoucher à l’hôpital, entraînant ainsi des risques et une hausse de mortalité à la naissance dans certaines localités où le facteur insécurité est aussi omniprésent.

Un contexte qui sans nul doute ne manquera pas d’être évoqué par les candidats présidentiels, lors des campagnes éléctorales. Pour n’être au plus,  que tout simplement de la propagande sans une réelle volonté politique d’y parvenir.

Anastase

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