COMESA/MPPSPF : Une plateforme digitale pour les femmes entrepreneures



Jacaranda
Le développement de Madagascar passe par l’émancipation des femmes qui représentent plus de la moitié de la population.

Limiter les barrières qui se dressent devant les femmes en matière d’entrepreneuriat, tel est l’objectif majeur de la plateforme digitale «50 millions de femmes africaines ont la parole».

Catalyseurs. Faire en sorte que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication soit un moyen permettant de limiter, de résoudre les problèmes que rencontrent les millions de femmes en Afrique, un défi lancé par la COMESA et le ministère de la Population de Madagascar dans son projet «50 millions de femmes africaines ont la parole». Un projet ambitieux qui entend mettre en place une plateforme digitale qui pourra mettre en réseau les femmes entrepreneurs de l’Afrique et de Madagascar. Numérique, la plateforme va permettre une parfaite accessibilité d’informations et de formation en matière entrepreneuriale. Elle (la plateforme digitale) devra également permettre aux femmes entrepreneurs de «créer des liens de services aux entreprises» comme l’a fait savoir Mekia Redi, responsable principale de l’intégration du genre aux programmes du COMESA lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Ibis Ankorondrano hier. Cette dernière de noter que d’une «durée de trois ans, le projet est soutenu par la BAD et couvre 38 des 54 pays d’Afrique».Ainsi, le projet ambitionne de faciliter le partage entre les femmes entrepreneurs et /ou celles qui comptent entreprendre d’un côté. Mais également leur fournira une interface facile d’accès et libre qui favorise les échanges de services, de biens et de compétences.

Difficultés. Bien que Madagascar soit parmi les premiers en Afrique en terme de couverture internet, comment les femmes rurales pourraient participer concrètement au projet et en bénéficier. Le projet «50 millions de femmes africaines ont la parole» a certes des objectifs louables, mais sa réalisation s’oppose à de nombreux défis de tailles. Notamment pour la Grande-île où le niveau d’instruction des femmes des milieux ruraux est assez bas, de nombreuses communes n’ont pas accès à l’électricité, mais aussi et surtout où le manque en matière d’infrastructure de développement est encore important. D’autant plus que l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication reste encore une problématique majeure. Faire en sorte de faire bénéficier les femmes rurales et entrepreneurs d’un projet de plateforme digitale axée sur l’entrepreneuriat devrait donc passer par un développement technologique et infrastructurel desdites zones. Développement qui n’est pas pour demain si l’on observe le contexte général qui prévaut dans le pays. Ce qui fait que pour l’heure, celles qui vont tirer profit de la plateforme digitale seront les femmes qui ont un certain niveau d’accès à la NTIC. Celles qui savent comment les manipuler et celles qui ont  un certain niveau d’instruction. Des initiatives allant dans la vulgarisation effective de la plateforme pour un meilleur effet escompté devraient donc être menées par toutes les parties prenantes.

José Belalahy

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