Triple meurtre à Imerintsiatosika



Jacaranda

« Il n’a jamais été question de paiement de caution, ni de test ADN », souligne le procureur Christian Jacky Rabearijaona

Comme à l’accoutumée, ce sont les rumeurs et les campagnes de désinformation qui pleuvent avant la clôture d’une telle ou telle enquête. C’est le cas, par exemple, de l’affaire du triple meurtre à Imerintsiatosika dans laquelle trois membres d’une famille ont été occis par des individus. L’enquête étant en cours, nous ne savons point ce qui s’est réellement passé. De surcroît, le groupement de la gendarmerie d’Itasy, chargé de diligenter l’enquête y afférente, n’a pas encore divulgué les éléments indispensables. Pour l’instant, nous ne sommes pas sans savoir que sept suspects sont englués dans cette affaire, dont les chefs d’inculpation ont trait à une « association de malfaiteurs, un assassinat, au viol et au vol aggravé ». Cinq d’entre eux ont bénéficié d’une liberté provisoire et les deux autres sont placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. Outre ces sept accusés, deux autres personnes impliquées dans cette affaire sont actuellement recherchées.

Haro sur les désinformations.  Pendant ce temps, les rumeurs et les désinformations circulent sur les réseaux sociaux. Avant-hier, la gendarmerie a d’ores et déjà effectué un démenti y afférent. Hier, c’est le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Arivonimamo, Christian Jacky Rabearijaona, qui veut mettre fin à ces fausses informations. « Il n’a jamais été question de paiement de caution ni de test ADN ; le TPI d’Arivonimamo n’en a jamais eu recours. Dans le cas contraire, cela peut être tracé dans les registres de documentations du tribunal. Dans tous les cas, si un test ADN s’avérait indispensable pour l’enquête, son paiement aurait été assuré par le Service des Frais de Justice Pénale et Assimilée (FJPA) au sein du ministère de la Justice ; mais nullement par les parties ». Dans la même foulée, nous apprenons que la famille des victimes conteste l’octroi de la liberté provisoire des cinq personnes concernées par cette affaire et a fait opposition. « Le dossier a tout de suite été envoyé auprès de la Chambre de détention préventive à Antananarivo », assure Christian Jacky Rabearijaona.

Recueillis par Aina Bovel

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