Association des régulateurs de l’énergie de l’Océan Indien : Premiers échanges sur les « grid codes » 



Jacaranda
Visite du parc éolien de l’île de Romainville, aux Seychelles.

Parallèlement à la réunion des sociétés nationales d’électricité des pays membres de la COI qui s’est tenue aux Seychelles dernièrement, l’Association des régulateurs de l’énergie, récemment mise en place, a également tenu à cette occasion, une première rencontre formelle en vue d’approfondir la coopération régionale en matière d’énergie.

L’Association des régulateurs de l’énergie de l’Indianocéanie, créée lors du Forum régional des énergies durables en mai 2018, s’est constituée lors de sa première rencontre formelle le 31 juillet 2018. La rencontre qui s’est tenue tout récemment aux Seychelles, a été l’occasion pour cette association des régulateurs de définir ses règles de fonctionnement. Contrairement aux sociétés nationales d’électricité, déjà bien établies dans les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien (COI), les régulateurs d’énergie en sont, pour la plupart, à leurs balbutiements. Lors de la rencontre aux Seychelles, les attentes des participants ont alors davantage tourné autour du partage d’expérience et de l’apport de compétence. «Ces apports doivent faciliter la constitution des ‘grid codes’ nationaux qui, même s’ils ont des points communs évidents entre pays, restent tout de même spécifiques. Ceci permettra à chaque pays de progresser plus vite dans la constitution de son propre grid code, outil indispensable pour intégrer les ‘Independent Power Producers’ et faciliter l’arrivée de nouveaux investisseurs », constate Alain Doulet, animateur des réseaux constitués du Club des électriciens (regroupant les sociétés nationales d’électricité dans l’Océan Indien : la MA-MWE pour les Comores ; EDF pour France/Réunion, la JIRAMA pour Madagascar, le CEB pour Maurice et la PUC pour les Seychelles) et de l’Association des régulateurs de l’énergie. Rappelons que le « grid code » ou code réseau, constitue selon la définition de l’Observatoire de l’Industrie Electrique français « l’architecture légale et réglementaire de l’intégration des marchés et des réseaux électriques. Ils définissent non seulement un corpus de règles, mais dessinent aussi, pris dans leur ensemble, le modèle vers lequel évolue progressivement le système électrique ».

Visite de terrain. La rencontre aux Seychelles a, par ailleurs, été l’occasion – comme à chaque réunion – pour les membres du Club des électriciens et de l’Association des régulateurs de découvrir des installations électriques du pays hôte. Ils ont alors visité la centrale thermique de Victoria et le parc éolien de l’île de Romainville, tous deux opérés par la PUC. Ketakandriana Rabemananjara et Andry Andriantsilavo, respectivement directeur de la législation et directeur de la planification à l’Office de Régulation de l’Electricité (ORE) de Madagascar, appelé à devenir l’Autorité pour la Régulation de l’Electricité (ARELEC), ont été séduits par cette première réunion : « Cela a été une réussite, on a pu atteindre nos objectifs avec l’élaboration d’un fonctionnement de travail et un calendrier sur le court et moyen terme. On a pu avoir un aperçu des ‘grid codes’ des autres membres, et on aimerait poursuivre les échanges sur ce thème, car nous espérons sortir avec une ébauche de notre ‘grid code’ à Madagascar en avril 2019 ». D’ici la prochaine réunion de l’Association, toutes les contributions aux ‘grid codes’ nationaux déjà existantes seront mises à disposition de tous.

Recueillis par Hanitra R.

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