Sècheresse dans le sud-PAM : Distribution de vivres pour 32 000 personnes à Beloha

Des familles bénéficiaires des vivres offerts par la PAM à Beloha.

Le Programme alimentaire mondiale (PAM) vient de débuter sa campagne de distributions alimentaires dans le Sud de la GrandeÎle.

Des milliers de personnes de la commune de Tranoroa et d’Ambatosivala, du district de Beloha, ont bénéficié de vivres à travers une initiative du PAM. L’urgence de la situation alimentaire du Sud a été notée dans le cadre de la classification intégrée de la sécurité alimentaire 2018 (IPC 2018). Une classification qui mentionne que la population du Sud, affectée par la sécheresse et l’insécurité alimentaire, traverse une phase d’urgence et a besoin d’une aide humanitaire immédiate. C’est donc dans cet esprit d’urgence qu’ont été initiées les distributions de vivres, accompagnées d’une intervention nutritionnelle pour la prévention de la malnutrition aiguë chez les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de deux ans. Une intervention qui devrait être menée de concert  avec le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC). Il convient de noter que le taux d’insécurité alimentaire global est de 86% dans le district de Beloha. Le taux de malnutrition de ce même district est quant à lui de 65%, sur une population de 82.000 personnes.

Crises. L’IPC 2018 de faire savoir que pendant « la période projetée de juillet à septembre 2018, neufs districts du Grand Sud sont en phase de crise, tandis que le district de Beloha est en phase d’urgence, avec 1,2 million de personnes qui n’ont pas accès à suffisamment de nourritures ». Une situation qui serait causée par l’insuffisance pluviométrique et la sécheresse qui frappent chaque année les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana. Et qui est la cause de l’insécurité alimentaire dans lesdites régions, mais qui est surtout à l’origine de la pauvreté ambiante et de la rareté des moyens de subsistances. Par ailleurs, « une évaluation agricole et de la sécurité alimentaire, menée conjointement par la FAO (Food and Agricultural Organization) et le PAM, dénote une aggravation alarmante – prouvée par des données chiffrées – de la situation dans les localités les plus sévèrement affectées. »

 José Belalahy

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