Education financière : L’urgence d’une imprégnation chez les malgaches

La gestion d’un budget est un vrai numéro d’équilibriste pour les familles malgaches.

La culture malgache a mis une place importante sur l’art de gérer la finance au sein d’une famille.

Les temps sont durs. Une réalité plus qu’apparente pour la majeure partie des malgaches. Une réalité qui les empêche de voir loin également, sachant que ce «qu’ils consomment le jour est à trouver le lendemain». Les notions d’épargnes et d’éducation financière – si chères à leurs aïeux – ne sont plus que de lointain souvenir. La cause? La société malgache est de plus en plus consommatrice, et ce, malgré le fait que les recettes soient minces par rapport aux dépenses. Comme l’a fait comprendre, le DG de l’Otiv Tanà à l’occasion d’une interview entrant dans le cadre de la célébration de la semaine de l’éducation financière: «il est tout à fait compréhensible d’entendre de nombreux malgaches se plaindre de leurs budgets. Ce qu’ils peuvent faire rentrer dans leurs caisses sont largement inférieur à ce qu’ils peuvent gagner. Leur question du comment épargner et gérer leur budget est tout à fait légitime». Le DG de l’OTIV Tanà de renchérir qu’«une pareille situation est toutefois le meilleur moment de faire comprendre et de sensibiliser les malgaches sur l’importance de l’éducation financière». En effet, arriver à gérer un budget déficitaire – qui en soit relève du miracle plus qu’un talent gestionnaire – pourrait se révéler un atout majeur pour les malgaches afin de faire face à la situation d’extrême pauvreté actuelle. C’est d’ailleurs l’une des causes qui ont incité les parties prenantes à intégrer l’éducation financière dans le programme scolaire. Un moyen qui devrait inculquer chez les malgaches – la génération future – depuis leurs bas âges l’importance de l’éducation financière.

Avantages. Les institutions de microfinance sont l’un des premiers acteurs qui œuvrent dans la mise en place de programme ou de campagne de sensibilisation sur l’éducation financière. Réunissant environ 1 200 000 personnes, lesdites institutions voudraient faire de cette dernière, un levier de développement de la Grande-île. Développement qui part de la base des familles malgaches. Sachant que le développement ne peut se faire sans une bonne gestion des ressources disponibles, dont les budgets familiaux. Ainsi, bien assimilée et bien appliquée, l’éducation financière devrait permettre aux familles d’équilibrer leurs dépenses par rapport à leurs recettes. Mais également à les épargner des affres de la confiscation en cas d’emprunt non payé. Mal calculé et non bien muri, effectuer un emprunt auprès des institutions de microfinances peut devenir un vrai calvaire pour une famille donnée. Il ne suffit pas juste d’emprunter une certaine somme. Il est plus question de savoir comment jongler avec son budget de sorte à pouvoir s’acquitter des traites d’un côté. Et faire vivre normalement – relatif – sa famille. La vie a toujours démontré que, ceux qui réussissent sont ceux qui savent gérer leurs ressources. Et à Madagascar, la gestion – mauvaise – financière ne concerne pas que les familles.

José Belalahy

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