Transport terrestre des voyageurs : L’ATT, une agence encore méconnue du grand public…

Les affluences dans les gares routières. Photo Anastase

En cette période des vacances, les coopératives de transport de tous genres connaissent une affluence hors paire. Pour ne citer que les coopératives de transport terrestre des voyageurs desservant des grandes lignes nationales ou régionales à travers l’Ile. Si les comptes sont généralement bons, pour ces transporteurs, membres des coopératives en cette période de pointe. Par contre, les sorts et les brimades réservés par ces coopératives à l’endroit de leurs voyageurs ne tiennent pas la route, et ils sont à plaindre sans que ces derniers ne sachent où se référer et se rassurer et s’ils seront entendus.

Ambositra. C’est le cas d’une famille de cinq personnes qui a passé un séjour de vacances d’une semaine à Ambositra. Au terme de leur séjour, cette famille décide de rentrer dans la Capitale, en faisant au préalable une réservation de cinq places, le samedi 29 septembre auprès d’une coopérative de renom de la place, pour un départ le lundi 01 octobre à destination d’Antananarivo. Un acompte a été même versé au guichetier, ce qui témoigne de la crédibilité de cette famille dans le respect de son engagement.

Déceptions. Le lundi 01 octobre, vers 7h du matin, la famille s’est présentée au guichetier en question pour le départ. Ce dernier avait dit qu’elle devait patienter, car elle était en retard et devra attendre le prochain véhicule. « Pas de problème », rétorque le père de famille. Tout d’un  coup, comme par enchantement, le guichetier de service a annoncé qu’une « Mazda » qui n’est pas issue de cette coopérative est prête à les emmener à Antananarivo à condition de payer 17.000 ar par personne au lieu de 15.000 ar (1re déception). Deuxième déception au lieu de trois personnes par banquette, comme prévu pour les coopératives nationales, il est imposé quatre personnes par banquette. Des banquettes dont l’état était plus que mauvais.

Transbordement. Troisième mauvaise surprise, arrivé à Antsirabe, le chauffeur a annoncé que son trajet a pris fin. Alors qu’il était convenu à Ambositra, que la destination finale était Antananarivo. Des échanges de propos, parfois, malveillants des membres des coopératives se sont poursuivis au détriement des voyageurs, jusqu’à ce que le chauffeur du « Mazda »trouve une autre voiture pour le transbordement qui a duré quelques heures, pour par la suite, reprendre la route et rejoindre Antananarivo. Même topo, pour la voiture « Sprinter », au lieu de quatre places, on en impose cinq. Puisqu’il s’agit d’une ligne régionale, c’était la quatrième mauvaise surprise. Le chef de famille victime de ces abus, a voulu joindre les responsables de l’ATT. Mais hélas, le bureau ne se trouvait pas au stationnement d’Ambatofotsy-Antsirabe et également aucun numéro de téléphone n’est connu.

Corruption. Dernière déception, à l’arrivée à Antananarivo, la gare routière n’était pas, celle prévue pour les voyageurs d’Ambositra, mais celle d’Antsirabe. Alors que cette famille a souhaité prendre le trajet- Ambositra-Antananarivo et sans transbordement avec les inconvénients que cela suppose. Tout cela à cause d’une coopérative au départ d’Ambositra qui a voulu faire son jeu de corruption pour entorse aux règlements.

 

Communication. L’ATT, pour l’heure, reste encore une agence méconnue du grand public. Une lacune en matière de communication qui n’est pas pour instaurer le contact avec les usagers, victimes de bien des abus de la part de ces coopératives qualifiées d’irresponsables et pouvoir enfin, les dénoncer. Certaines personnes interrogées affirment même jusqu’à ne pas connaitre les attributions et rôles de l’ATT et de les prendre pour les agents de la police de la route, tout simplement ou encore des agents de la sécurité routière.

Anastase

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