Réchauffement climatique : Au-delà de 1,5°C, conséquences dramatiques pour la biodiversité malgache

Les feux de brousse et le défrichement par le feu sont en recrudescence à Madagascar.

Le rapport scientifique publié par WWF en mars 2018 est sans équivoque : une limitation à 2°C de la hausse de la température de la planète amènerait à une situation climatique insoutenable pour 25% des espèces de Madagascar, provoquant leur extinction d’ici les années 2080.

La limite à 1,5°C défendue lors de la réunion du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) en Corée du Sud dernièrement, est le dernier seuil du tolérable. Au-delà, les conséquences seraient dramatiques pour Madagascar. En effet, une limite à 2°C du réchauffement provoquerait la disparition de 25% des espèces de Madagascar d’ici les années 2080. Un sérieux coup pour la biodiversité malgache. Rappelons que sur la base de 6 000 études, le GIEC a comparé les impacts du changement climatique dans le monde pour un réchauffement limité à 1,5°C, par rapport à un réchauffement de 2°C, et a émis des recommandations.

 Contributions et engagement. « Ce qui est sûr, c’est que si la température va au-delà de 1,5°C, les impacts seront extrêmement difficiles à gérer pour Madagascar », confirme Harisoa Rakotondrazafy, coordinatrice de l’adaptation au changement climatique du WWF pour l’Afrique. « Le gouvernement malgache et toutes les parties prenantes devront s’activer dans la mise en œuvre effective des Contributions Nationales Déterminées du pays », a-t-elle ajouté. WWF Madagascar rappelle par ailleurs que, parmi les principales contributions pour lesquelles la Grande Île s’est engagée, il y a la préservation des forêts et la mise en œuvre de mesures d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique. En font partie la réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre à Madagascar et l’augmentation de la capacité d’absorption de 32% d’ici à 2030. Par ailleurs, il s’agira de mettre en avant le développement d’initiatives pour la résilience agricole du pays, afin de réduire significativement l’ampleur des dégâts dans le sud du pays en matière d’insécurité alimentaire.

Hanitra R.

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