20e Conférence internationale des statisticiens du travail : Le respect des droits des enfants au centre des débats

Jacaranda
Les représentants de Madagascar présents à Genève durant la 20e Conférence internationale des statisticiens du travail.

342 participants issus de 140 pays se sont donné rendez-vous à Genève du 10 au 19 octobre 2018 durant la 20e Conférence internationale des statisticiens du travail (CIST).

Harmoniser les normes statistiques internationales pour l’identification des enfants dans les activités productives, et le travail des enfants adoptés par la 18e Conférence internationale des statisticiens du travail,  conjointement à celles sur le travail et l’emploi adoptées par la 19e conférence. Tels sont les objectifs premiers de la récente édition de la CIST qui s’est tenue à Genève hier. Un évènement organisé tous les cinq ans qui a pu réunir 140 pays représentés par 342 participants – deux de chaque pays dont un représentant le ministère de l’Emploi et un autre représentant l’Institut national de la statistique – et dont les 45% sont des femmes pour les officiels. Différentes thématiques ont de ce fait été abordées durant l’évènement. Entre autres, le travail des enfants, la migration du travail et les secteurs informels.

Recommandations. Différents points ont été soulevés durant les neuf jours d’atelier à Genève. Des débats qui ont permis de soulever quelques recommandations sur quatre axes essentiels. Notamment les enfants au travail, le travail des enfants, les longues heures de travail et le travail de nuit des enfants, l’emploi et d’autres formes du travail du domaine de la production du SCN en dessous de l’âge minimum ; et enfin les services dangereux non rémunérés fournis aux ménages par des enfants. Ainsi, il a été proposé et adopté que « le travail des enfants à abolir peut être mesuré en fonction de la participation d’enfants à des activités productives relevant soit du domaine de la production générale, soit du domaine de la production SCN ». Egalement que le « cadre de mesure sous-jacent devrait être spécifié ».  Par ailleurs, les participants se sont également convenus que « lorsque le travail des enfants à abolir est mesuré sur la base du domaine de la production générale, un enfant peut être considéré comme étant concerné par le travail des enfants à abolir lorsque le nombre de total d’heures de travail est supérieur aux seuils fixes dans le cadre des statistiques ».  Il convient de noter que l’Organisation Internationale du Travail est actuellement en phase de préparation de la célébration du centenaire de l’organisme. Diverses activités seraient prévues pour marquer l’évènement. Pour l’heure, quelques avancées perceptibles ont été menées pour la lutte contre le travail des enfants. Les efforts menés dans le cadre du secteur de la vanille sont de parfaites manifestations desdits efforts. Requérant la participation de tous les acteurs,  la lutte contre le travail des enfants est un travail de longue haleine.

Recueillis par José Belalahy

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