Transport urbain : Une amélioration des services est exigée

Les transports publics de la capitale sont les plus critiqués pour leur mauvaise qualité de service.

Réputés pour le non-respect des cahiers des charges, les transporteurs urbains sont également connus pour leur mauvaise qualité de service.

Publics. Le transport terrestre en milieu urbain est avant tout un service public. Un service dont l’Etat ne s’est pas acquitté, d’où la prise de position des entreprises et coopératives de transport privé. Ces dernières ont pris le monopole du transport urbain dans toutes les grandes villes du pays. Et si dans les autres secteurs de la vie des Malgaches, les services sont toujours de qualité lorsqu’ils sont gérés par des organismes externes à l’administration, le transport public dans les villes est déplorable. La qualité est presque la même d’une ville à l’autre. Pour commencer, l’état des véhicules laisse à désirer, le comportement de ceux qui les dirigent est inacceptable sans parler du non respect des usagers, qui ne mendient pas les services mais qui ont le droit d’en jouir. Un principe que les responsables des coopératives ne semblent pas avoir compris si l’on repense à tous les abus et les bavures effectués à l’encontre des usagers. Le cas du journaliste souffrant de handicap, qui a été lâché par un receveur d’un bus de la ligne 161 en pleine marche, témoigne des abus et bavures effectués par les responsables des transports urbains. D’autres faits sont toutefois chaque jour reportés par les populations urbaines, mais les mauvaises habitudes y restent. Entre autres, les arrêts sur des lieux non prévus, le non-respect des terminus, les longues files d’attente pour les usagers avant d’embarquer dans leur bus, ainsi que des receveurs irrespectueux.

Tache d’huile. L’atelier de formation des formateurs qui se déroule actuellement auprès du Ministère des Transports et de la Météorologie arrive donc à point nommé. Il réunit des responsables au sein du ministère de tutelle, de l’Agence des Transports Terrestres et des responsables auprès de toutes les coopératives de transport d’Analamanga. Prévue pour quatre jours, la formation en question a pour objectif de former les conducteurs et leurs seconds sur les bonnes qualités de services. Notamment sur la politesse, la propreté du véhicule, le respect des nombres de places, la sécurité routière et les normes relatives au transport terrestre. Ce, afin de rendre plus professionnels les conducteurs et leurs seconds mais surtout pour réduire le nombre d’accidents de la circulation. Les participants du premier atelier de formation des formateurs vont à leur tour  véhiculer et transmettre les bonnes pratiques à environ 16 000 transporteurs. Une ambition louable étant donné la situation actuelle des transports publics urbains qui est toujours aussi déplorable.

José Belalahy

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