Secteur EAH à Madagascar : Lovy Rasolofomanana préconise un cadrage politique clair  

Jacaranda
WaterAid a des propositions viables et tenant compte de cette dimension de Gestion Intégrée des Ressources en Eau incluant tous les secteurs sociaux de développement cités plus haut.

Le taux d’accès à l’eau enregistré par le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène en 2017 était de 27%. Deux autres sources d’information sur le même secteur donnent des chiffres différents que ceux avancés par le MEAH.

Bilan. Le directeur pays de l’association Water’Aid Madagascar Lovy Rasolofomanana a fait part de ses opinions et visions face à la situation actuelle du secteur Eau, Assainissement et Hygiène. Une situation qui serait loin de ce qu’elle devrait être. Si l’on ne cite que le budget accordé par le gouvernement audit secteur. « Le budget accordé depuis au secteur EAH ne répond pas aux besoins réels de la population identifiée » a fait savoir Lovy Rasolofomanana. Avant de noter que « l’on a besoin de plus de 200 millions de dollars par an pour répondre à ce besoin ». Un écart énorme pour permettre au secteur de s’améliorer et d’améliorer la vie des Malagasy éparpillés dans les 22 régions. Outre le manque de financement, le secteur soufrerait également de la complexité d’appréhension des décideurs et des acteurs. Transversal, l’EAH prend en compte tous les secteurs sociaux. Allant de la nutrition, de l’agriculture à la gestion des déchets en passant par l’évacuation des excrétas, des déchets solides et des eaux usées et des eaux fluviales. La démarche actuelle qui ne prévoit ni la croissance démographique, ni la prévision du coût de réhabilitation ni de maintenance des infrastructures en seraient une parfaite manifestation de cette incompréhension si l’on se réfère aux dires de Lovy Rasolofomanana. S’y rajouterait le manque de plan d’investissement clair en matière de technologie et de coût d’investissement, d’exploitation, d’entretien et d’extension desdites infrastructures.

Suggestions. Etant donné le bilan du secteur et compte tenu du contexte socio-politique actuel, Lovy Rasolofomanana se pose des questions sur ce que le futur gouvernement envisagerait de faire dans le secteur EAH. Le directeur pays du Water’Aid également de se demander de la place que ledit gouvernement va accorder à l’EAH par rapport aux autres secteurs sociaux de base comme la santé, l’éducation et la nutrition. Avant de mettre l’accent sur l’éventuelle approche que le gouvernement adoptera pour ledit secteur. Néanmoins, Lovy Rasolofomanana propose « la mise en place d’un cadrage clair de la politique du secteur EAH ». « Il conviendrait d’organiser une discussion franche sur le code de l’EAH. Proposer une politique claire et viable allant vers un arrangement institutionnel clair et viable » a noté notre interlocuteur. Avant d’expliquer que « la viabilité consiste au côté fonctionnel qui répond à chaque situation des zones concernées ». Lovy Rasolofomanana également de préciser « la capacité de mise en œuvre de la politique ». Entre autres, « les aptitudes techniques, l’existence de structures appropriées aux différents niveaux, mais également les instruments de travail à l’usage des acteurs locaux. Ou encore l’appui aux Collectivités territoriales décentralisées en matière de maitrise d’ouvrage, mais également à faciliter l’émergence des opérateurs privés pour travailler dans le secteur EAH.

José Belalahy

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