Ministère de l’environnement : Des réalisations encourageantes pour 2018

Jacaranda
Les feux de brousses auraient régressé cette année.

Saisies de tortues endémiques du pays, arrestation d’équipages d’un navire exportateurs de bois de roses ou encore tendance à la baisse en matière de feu de brousse, les réalisations du ministère de l’Environnement durant l’année 2018 sont encourageantes.

Crédit. Une des avancées majeures de l’année 2018 concernant le secteur environnement est sans doute l’obtention du financement à hauteur 70 millions de dollars par le biais de la Banque Mondiale. Un financement obtenu par l’intermédiaire du système de crédit carbone qui devrait être attribué dans la préservation des ressources naturelles auprès des aires protégées de Madagascar, et qui vont cibler les acteurs œuvrant dans le domaine de la conservation. Des conditions et critères ont toutefois été mises en place afin de sécuriser l’utilisation des fonds. « Par expérience, les bailleurs de fond se sont rendus compte que les Malagasy savent comment s’octroyer des financements mais deviennent incompétents lorsqu’il s’agit de les utiliser à bon escient. Ce qui a amené les bailleurs à mettre en place des critères d’éligibilité assez exigeantes« , a fait savoir le ministre de l’Environnement Guillaume Venance Randriantefiarison lors d’une conférence de presse organisée dans son bureau à Antsahavola hier. Le fond ne peut toutefois pas encore être utilisé si l’on se réfère à ses dires. « Le fond est actuellement tiraillé entre le trésor public malgache et les bailleurs de fond« , a-t-il fait savoir. Avant de noter « le fait est que les bailleurs en questions ne veulent pas se risquer de verser le fond dans les caisses de l’Etat faute de leur sécurisation« .

Trafics. Le moment a été également l’occasion pour Guillaume Venance Randriantefiarison de noter quelques points. « Une des grandes avancées majeures observées auprès de mon département ministériel est le changement de mentalité en termes de prises de responsabilité et de respect des lois exigés par les responsables aussi bien au niveau central   que régionaux » a fièrement lancé notre interlocuteur. « On a sciemment véhiculé que des gros bonnets sont derrières les divers trafics des ressources naturels. Par gros bonnets, on entend des personnes intouchables. Le gouvernement dans lequel je suis membre a tout fait pour faire comprendre aux responsables des diverses directions qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’il faut appliquer la loi et surtout que personne n’est au dessus de la loi » a expliqué Guillaume Venance Randriantefarison. Les divers saisis menés l’année 2018 seraient donc les fruits de cet effort du gouvernement à faire régner la loi. Le ministre n’a d’ailleurs pas manqué de soulever l’arrestation du navire Flying à Toamasina. Si les choses avancent, des efforts restent toutefois à mener. La sauvegarde de l’environnement souffre encore de mauvaises pratiques, de non respect des lois et règlements en vigueur, mais surtout du laisser-aller dans la prise de responsabilité auprès des départements ministériels.

José Belalahy

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