Prise en charge des enfants victimes de violence : Accorder une grande importance à l’écoute

Prudence Rafaliarison, de directeur régional de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme Anosy.

C’est un travail de fourmi, mené en faveur des enfants, qui doit impérativement porter ses fruits pour pouvoir protéger efficacement ces êtres vulnérables, contre toute forme de violence.

Renforcement des réseaux de protection de l’enfant, formation des acteurs de l’éducation, renforcement des capacités des intervenants sociaux, sensibilisations, sans oublier la prise en charge des victimes. C’est tout un processus qui commence à porter ses fruits en matière de protection des enfants contre la violence, dans la région Anosy. A travers un programme financé par KOICA, le Fonds de développement coréen, pour  l’amélioration de la vie et du développement des jeunes dans l’Anosy, la direction régionale de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme Anosy, mène, en partenariat avec l’UNICEF, (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), plusieurs activités en faveur des enfants de la région. Celle-ci dispose déjà d’un centre de prise en charge où les enfants victimes de violence bénéficient d’un traitement particulier. Ceci se fait suivant un processus bien précis, du signalement, à la prise en charge médicale et psychosociale de l’enfant.

Etapes. « Les enfants victimes de violence, sont pris en charge auprès des structures médicales, avant d’être pris en charge par les autorités policières et judiciaires. S’ensuit la prise en charge psychosociale, dans laquelle les acteurs du service social sont beaucoup plus engagés. On accorde beaucoup d’importance à l’écoute des enfants victimes, ou de leur famille », précise Prudence Rafaliarison, directeur régional de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme, pour la région Anosy.  Des visites à domicile sont également effectuées et ce, du début du signalement jusqu’à ce que l’enfant victime de violence, soit sorti complètement d’affaire.

C’est, en réalité, tout un système qui se met en place, dans lequel sont engagés la gendarmerie, le ministère de la Population, celui de la Santé, de la justice, la police des mœurs et de protection des mineurs, etc…  l’objectif étant de protéger au mieux les enfants, et à travers la prise en charge juridico-judiciaire, poursuivre les auteurs des violences. Une démarche qui aide les victimes à se reconstruire.

 Hanitra R.

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