Alimentation scolaire : 120 000 élèves privés de repas scolaire faute de financement

Jacaranda

Le PAM est à la recherche de 4 millions de dollars, pour permettre à des centaines de milliers d’enfants des régions du Sud de Madagascar frappées par la sécheresse, de bénéficier  à nouveau de repas scolaires.

 Le programme d’alimentation scolaire du Programme alimentaire mondial (PAM) permet, depuis de nombreuses années, à des enfants scolarisés dans les écoles primaires publiques (EPP) dans le Sud de Madagascar, de bénéficier d’une alimentation scolaire équilibrée, à la hauteur des besoins nutritionnels des enfants. Faute de financement suffisant, 40% des 300.000 élèves des EPP des régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana, qui devraient bénéficier de repas quotidien du PAM dans les cantines scolaires ont dû s’en passer depuis le début de cette année scolaire 2018-2019, en novembre 2018. Pour reprendre la distribution des repas et maintenir le programme jusqu’à la fin de l’année scolaire, le PAM a besoin de 4 millions de dollars, soit environ 14 milliards d’ariary.

Aggravation. Dans cette partie Sud de la Grande Ile, déjà fortement affecté par la sécheresse, le manque de financement menace d’aggraver l’insécurité alimentaire dans les régions où un enfant sur deux souffre de malnutrition chronique. La réduction du nombre des bénéficiaires du programme d’alimentation scolaire du PAM n’est pas sans conséquences sur la scolarité des enfants. En effet, la situation a, d’une part, réduit le taux de scolarisation déjà faible et, d’autre part, aggravé le taux d’abandon scolaire déjà élevé. Rien d’étonnant, dans la mesure où pour ces enfants, le repas quotidien fourni par le PAM, composé de céréales, de haricot et d’huile végétale, enrichi en poudre de micronutriments, est leur seul repas de la journée et constitue souvent une motivation pour les parents à envoyer leurs enfants à l’école au lieu de les faire travailler.

 4 millions de dollars. Pour reprendre la distribution des repas scolaires et maintenir le programme jusqu’à la fin de l’année scolaire, le PAM a besoin de quatre millions de dollars, soit environ 14 milliards d’ariary. « C’est tragique que notre couverture déjà limitée soit encore réduite, privant ainsi certains des enfants les plus vulnérables du pays d’une aide essentielle, voire d’un avenir décent. Il ne coûte que 50 dollars américains pour nourrir un enfant pendant un an. Je lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle nous aide rapidement à reprendre le programme en intégralité »», a alors déclaré Moumini Ouedraogo, Représentant du PAM à Madagascar. Faut-il rappeler qu’à Madagascar où le taux de malnutrition chronique de 47% est le quatrième le plus élevé au monde, seulement 7% seulement des enfants bénéficient de repas scolaires. Or, selon les recherches récentes menées par le PAM, il a été démontré que l’alimentation scolaire est un important filet de sécurité sociale, mais également un investissement rentable dans le capital humain et les économies locales qui profitent de manière disproportionnée aux pauvres et aux malnutris.

Hanitra R.

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