« Notre planète » sur « Netflix » : Les forêts sèches de Madagascar, des merveilles à conjuguer au passé

Jacaranda
Une partie des forêts sèches de Madagascar, dans l’ouest du pays. Photo WWF Madagascar.

Vendredi dernier, 5 avril, a été lancée la première saison de la série documentaire « Notre planète », sur la plateforme de partage de vidéos en ligne « Netflix », un projet fruit de la collaboration entre WWF, « Netflix » et « Silverback Films » dans lequel chaque épisode révèle les merveilles biologiques dans divers endroits du globe, dont les forêts sèches de Madagascar qui apparaissent dans le huitième épisode consacré aux forêts.

A travers huit épisodes de 48 minutes chacun, la série documentaire révèle la beauté exceptionnelle de la nature : les mondes de glace actuellement en péril, les jungles regorgeant d’espèces animales extraordinaires, etc. Des images époustouflantes mais qui interpellent également, par la même occasion, sur le danger du changement climatique. Dans les 48 minutes consacrées aux forêts, des images exceptionnelles des forêts sèches de Madagascar apparaissent. Des forêts qui, malheureusement, sont aujourd’hui à conjuguer au passé. En effet, filmées il y a moins de trois ans, ces forêts ont aujourd’hui disparu, décimées par la déforestation. Il s’agit de divers endroits de la forêt de Kirindy, dans l’aire protégée Menabe Antimena, dans la partie Ouest de Madagascar, filmées en 2016 par l’équipe de réalisation du projet. Les forêts dont les images apparaissent dans ce documentaire, n’existent donc plus aujourd’hui. « La déforestation à Madagascar se développe à un rythme très rapide, et Menabe Antimena est une des aires protégées malgaches les plus durement touchées », indique WWF Madagascar. Au total, on estime que Madagascar a perdu près de 40% de sa couverture forestière entre les années 1950 et les années 2000, en majorité en raison des pratiques agricoles et la coupe de bois de chauffe. Pour ce qui est des forêts sèches de la Grande  Ile, il n’en reste plus aujourd’hui que 3%.

 

Préservation. Pour essayer d’y remédier et de préserver ces richesses naturelles, WWF collabore avec les communautés locales. « Au cœur de notre travail, nous renforçons les capacités locales à protéger et restaurer les forêts tout en améliorant leurs moyens de subsistance à travers la promotion d’ entreprises communautaires autour de l’écotourisme et d’autres chaînes de valeurs, et également pour améliorer l’accès aux services de base tels que l’électricité solaire et l’eau », explique Nanie Ratsifandrihamanana, directrice de WWF Madagascar. Faut-il rappeler que les forêts constituent une ressource vitale non seulement pour les espèces animales endémiques, mais également pour les communautés locales vivant à proximité. La perte de ces richesses naturelles n’est ainsi pas sans conséquences aussi bien sur la biodiversité locale que sur les populations.

Hanitra R.

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  1. Très bel article.
    pour le partage, merci à Habitra R.
    et courage à Nanie Ratsifandrihamanana.

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