Esclavage des enfants : Un phénomène qui perdure dans les pays pauvres

Jacaranda

Environ 400 millions d’enfants de 4 à 14 ans dans le monde sont victimes d’esclavage ou de travail forcé sous diverses formes, selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Outre les guerres, beaucoup moins connues dans l’environnement local de la Grande île, le mariage forcé, les travaux agricoles, les maltraitances ainsi que l’esclavage sexuel, sont les aspects sous lesquels se présente aujourd’hui l’esclavage d’enfants, beaucoup plus fréquents à Madagascar. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, le 16 avril, la sonnette d’alarme est à nouveau tirée un peu partout dans le monde. Un peu moins à Madagascar à cette occasion.

En 2017, environ 152 millions d’enfants sont contraints de travailler, selon l’OIT. Selon les dernières données disponibles, on estime que près de 30% des enfants victimes d’esclavage se trouvent sur le continent africain, dont fait partie Madagascar. Difficile, pourtant, de disposer de chiffres fiables et à jour concernant de fléau. La pratique de l’exploitation sexuelle dans certaines parties du pays, n’est pas pour améliorer la situation. De nombreuses organisations non gouvernementales et autres associations sont fortement impliquées à Madagascar dans la lutte contre toutes les autres formes de travail forcé des enfants, et tentent de sortir des enfants du milieu du travail, forcé ou non.

Considérés comme une main d’œuvre quasi-gratuite, les enfants sont réduits à l’état d’esclaves dans de nombreux pays pauvres, et des cas, bien que beaucoup plus rares, ont été signalés dans certains pays industrialisés. En dépit de l’existence de lois interdisant de telles pratiques condamnables, l’amélioration de la situation des enfants victimes d’esclavage tarde à s’améliorer de manière satisfaisante dans les pays à faible revenu.

Rappelons que la journée du 16 avril a été consacrée journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants depuis 1995, après le décès d’un jeune pakistanais de 12 ans qui avait étalé au grand jour les sévices qu’il avait subis depuis l’âge de quatre ans après que son père l’ait vendu pour rembourser une dette.

Hanitra R.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Je vous remercie d’avoir publié mon commentaire .
    Voici un interview réalisé en novembre 2018 dans le NORD-EST de MADAGASCAR. Nous l’appellerons Chantal. Elle a 18 ans . Elle vit seule . Elle est une travailleuse de nuit et de jour suivant le client . . Elle se prostitue depuis l’âge de 13 ans .Chantal a accepté de nous parler . Nous lui avons assuré de notre silence . Nous lui avons proposé que toutes les 30 minutes-durée moyenne d’une passe- nous lui verserons les 10 000 ariary. Nous avons demandé la sincérité . Nous avons dialogué pendant toute une semaine à raison d’une heure par jour.
    Mise en confiance et sachant que nous la respecterons – nous sommes à deux intervieweurs- et après un moment d’interrogation . Elle nous a parlé de son enfance – nous avons rencontré sa mère et son père après
    Tout ce qu’elle nous a raconté a été consolidé, confirmé par ses parents. Une enfance très pauvre . Un seul repas parfois. Pas d’école. Pas d’argent pour soigner . Un père vieillissant et presque incapable d’aller travailler …le mythe de l’argent facile envahit la famille . Pascale a 13 ans . Un corps de jeune fille …et c’est la décision . Pascale la famille compte sur toi . Tu es la seule à nous emmener de l’argent . Tu seras notre fille nourricière . Tu dois aller à TANA et la-bas Madame X..;t’hébergera et tu verras tu nous aideras. Madame X a accueilli Pascale , lui a fait comprendre qu’il faut qu’elle paie sa nourriture, son hébergement et  » Tu verras il y a un gentil Monsieur ..; » et c’est le début de la fin .
    Quand elle a eu 16 ans , elle n’était plus désirable pour ces hommes -salauds . Elle a quitté Tana et est allée dans une ville où les jeunes filles de 16 ans sont encore « vendables sur le marché du sexe ». Puis il a fallu rejoindre la ville la plus proche de son village ..;les temps devenaient difficile . A 18 ans elle est trop vielle ou juste faite pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent .
    Pascale depuis l’âge de 13 ans est la source financière pour sa famille . Elle est reconnue par les siens . C’est elle qui paie les frais de scolarité de son dernier frère -le collage- C’est elle qui nourrit ses parents et même son grand frère qui préfère arnaquer sa sœur que d’aller travailler .
    Les temps sont parfois difficiles alors elle travaille dans une usine de vanille . Elle répond toujours à la demande du patron .Dans les deux sens .
    Et pendant tout le temps que nous avons passé avec Chantal , elle souriait, elle rigolait et toujours joyeuse .
    Sa franchise, sa disponibilité ont été récompensées . C’est trois mois de passe que nous lui avons donnés. –
    Tout ou presque que tout ce qu’elle nous a dit a été confirmé par ses parents
    Chantal est devenue une amie .
    Elle s’est sacrifiée et continue de se sacrifier pour faire vivre sa famille . Nous lui avons témoigné notre gratitude et nous saurons raconter son histoire pour que elle et toutes ces jeunes filles nourricières soient respectées . Oui le respect .Se sacrifier , sacrifier sa jeunesse pour les autres . Quelles richesse elles ont ces filles-putains.

  2. Je trouve étonnant le peu de mots- maux- concernant Madagascar . Faut-il croire qu’il est plus facile de décrire ce que se passe en général pour ne pas parler de son propre pays.
    Je suis un militant de la cause humaine . J’ai eu comme Professeur Gisèle RABESAHALA . C’est elle qui m’a indiqué les chemins qui me conduiront directement vers l’exploitation des enfants et tout particulièrement les jeunes filles . Je milite dans l’ ANKARATRA :Antsirabe-Faratsiho- Soavinandriana- Ampary -Ankadonodry..et sur la côte EST.Sambava-Antalaha .
    Les membres de mon association A.O.M.que je préside sont toutes, tous des volontaires .Nous n’avons jamais demandé un euro de subvention. Nous payons nous même nos billets d’avion . Nous mangeons dans les restaurants gasy ou chez l’habitant . Nous refusons de dormir dans des hôtels .Notre slogan : nous ne sommes pas venus pour enrichir les riches . Nous sommes venus pour les pauvres gasy . Nous dormons chez l’habitant . Notre règle est : chaque jour que nous passons chez l’habitant nous donnons entre 8 et 10 euros par jour et par personne..La famille qui nous accueille est contente et nous aussi .
    Nous refusons de rouler en 4×4 . Nous pratiquons le taxi-be .
    Nous voyons la réalité -j’oubliais je parle la malgache comme vous-
    Nous avons des interview de jeunes prostituées . Chaque 30 minutes passées en interview nous payons l’équivalent d’une passe. Nous rencontrons les parents de ces jeunes prostituées. Des témoignages poignants.
    Ces enfants-loués- prêtés: nous avons assisté plusieurs fois aux démarches des parents surtout des Mamans insistant pour que leur fille soit « prise » . Nous n’avons pas d’argent pour nourrir notre fille . Nous savons que si elle est chez vous ; elle mangera et sera en sécurité .Déclare les Maman .
    Pour nous militants de la cause humaine c’est la pauvreté qui génère cette prostitution et ce « prêt » d’enfant .
    Nous somme scandalisés lorsque nous voyons le train de vie de certaines malgaches et de certains malgaches .
    Gisèle RABESAHALA m’a appris ce qu’est l’âme Malgache ». La politesse, le respect et la solidarité » . A chacun de mes voyages -2 mois par an; 3 mois cette année . Je me demande où est cette âme . Je la retrouve dans les petits villages. Je la retrouve chez les paysans qui n’ont rien matériellement mais ont encore cette âme malgache .

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