Centre “Les Orchidées blanches” : Portes ouvertes sur l’éducation inclusive et ses rouages

L’art thérapie en général et la musicothérapie en particulier contribuent significativement à l’épanouissement de l’être humain, indépendamment de la spécificité de ses besoins.

Mercredi dernier, le centre éducatif «  Les Orchidées blanches » a organisé une journée portes ouvertes ponctuée de séances de partages sur les réalités de l’éducation inclusive dans le contexte local et national.

Chaîne de solidarité. 12 centres spécialisés et/ou ouverts à l’éducation inclusive ont participé à cette journée ; tout comme des établissements d’enseignement « ordinaires » comme l’Ecole primaire publique (EPP) d’Ambohitrarahaba. Des représentants de la presse ainsi que des organisations de la société civile sont également venus. La directrice du centre, Mme Lisy Ratsifandrihamanana a par ailleurs précisé que, ces centres invités seront aussi ceux qui participeront à la journée du « Vivre ensemble », le 6 juin prochain. Une journée qui elle, sera axée sur la promotion du vivre ensemble, via notamment les canaux fédérateurs, comme le sport pour tous. Notons aussi qu’à ce jour, le centre accueille près de 150 jeunes et moins jeunes et opèrent également des accompagnements individuels à domicile. Avec tout ce que cela implique de capacités, de dévotions et de moyens techniques et financiers, le  centre « Les Orchidées blanches » continuent d’être opérationnel depuis maintenant 45 ans grâce à des précieux mécènes et donateurs tels que la Savonnerie tropicale, mais aussi une chaîne de solidarité pérenne formée entre autres par les représentations étrangères, telles que l’Ambassade de Suisse, celle du Japon, ou encore le Consulat général de Monaco, et aussi une implication gagnant progressivement en importance du ministère de tutelle.

Epanouissement et inclusion. Pour en revenir à la journée de mercredi, en plus des visites du centre, celle-ci a été rythmée entre autres par les prestations artistiques des élèves : musicothérapie, recyclage et recycl’art, des arts plastiques comme la céramique et la confection de sculptures en papier mâché, ou encore les dessins. La joie de partager se lisait sur les visages de ces enfants et adultes aux besoins spéciaux et certaines capacités psycho-motrices limitées certes, mais aucunement de moindre valeur. Raison pour laquelle, la notion d’inclusion au sens de « fihatiana » en malgache a été mise en exergue. Cela insiste en effet sur le fait que malgré leurs spécificités et leurs besoins spéciaux, les personnes porteuses de handicap valent tout autant que celles dites normales, qu’elles ont les mêmes droits et méritent donc d’être reconnues à leur juste valeur et une place à part entière dans la société, avec évidemment des mesures d’accompagnement dues à la spécificité de leurs besoins. A cette condition-là, l’épanouissement leur est effectivement possible.

Luz Razafimbelo

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