Santé maternelle et infantile : Le rôle clé des sages-femmes

Jacaranda
L’accouchement, en cas de complication, nécessite l’intervention des chirurgiens. Photo d’archives.

Dans les zones enclavées de Madagascar où l’accès aux soins obstétricaux est souvent extrêmement difficile, les sages-femmes accomplissent des petits (ou grands) miracles. 

Elles pilotent, souvent seules, les activités de soins maternels et du nouveau-né dans les centres de santé de base (CSB) des zones enclavées. Elles accomplissent au quotidien des petits miracles, en comparaison avec les moyens dont elles disposent. Il s’agit des sages-femmes, qui jouent un rôle clé dans la santé maternelle et infantile. A l’occasion de la journée internationale de la sage-femme (5 mai), les sages-femmes sont à l’honneur ce jour, à Madagascar. Toamasina accueillera la cérémonie de célébration nationale. Cette année, le thème choisi : « Sages-femmes : Défenseurs des droits des femmes », prend tout son sens dans la mesure où le respect de certains droits élémentaires des femmes relèvent d’un exploit dans certaines localités, où le suivi des grossesses, les accouchements sans risque sont un luxe auquel n’ont pas accès nombre de femmes. Natalia Kanen, directrice exécutive de l’UNFPA parle des sages-femmes comme de « véritables héroïnes de la santé publique ».

« Ils ». A Madagascar, leur nombre reste encore insuffisant : un peu plus de 5000 sages-femmes pour une population de 25 millions d’habitants, soit une sage-femme pour 5000 habitants. La norme de l’Organisation Mondiale de La Santé (OMS) indique un minimum de 23 médecins, sages-femmes et infirmiers pour 10 000 habitants. Outre leurs conditions de travail assez difficile, parlant des zones rurales, la formation est également un autre domaine crucial. « Les sages-femmes sauvent des vies, mais elles donnent également aux femmes et aux couples les moyens de prendre des décisions éclairées et bénéfiques à leur santé. La formation de sages-femmes et la facilitation de leur travail constituent une façon ingénieuse, économique et durable de parvenir à mettre en place un accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive », ajoute la directrice exécutive de l’UNFPA, dans sa déclaration à l’occasion de la journée internationale de la sage-femme. Une journée au cours de laquelle, il ne faut peut-être pas oublier que le métier de sage-femme, il y a également des hommes qui l’exercent.

Hanitra R.

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